‹ Le dentiste des damesChapitre 18 sur 37 · RHUBARBE · texte numérisé non relu

RHUBARBE

« Sydenham mit en vogue , en Angleterre , l’usage de la rhubarbe pour les enfans , et il en fit presque un remède universel dans toutes leurs maladies; on fait avec son extrait, et celui de chicorée , un sirop purgatif qu’on donne aux enfans immédiatement après leur naissance. On dissout deux gros de ce sirop de chicorée dans deux cuillerées d’eau , et on donne à l’enfant de petites doses ; ce sirop aide à lui faire rendre son méconium. On en réitère l’usage quatre à cinq jours après sa naissance. Les enfans , bien évacués par ce moyen , profitent mieux au téton de la nourrice.

« Lu rhubarbe se donne, à quelques grains , aux enfans, comme purgative; mais ce remede leur est souvent désagréable , et les échauffe quelquefois.

« A l’imitation de Sydenham , je donne après le sevrage, à ceux dont l’estomac est faible , de l’eau de rhubarbe avec le vin. J’en fais faire usage à quelques enfans pendant long-temps , et quelquefois même habituellement pendant quelques années. Comme cet amer peut leur être désagréable , voici la manière dont je les accoutume à l’usage de cette eau pour boisson : On met dans une pinte d’eau un grain de rhubarbe en poudre ; on donne cette eau à l’enfant, avec du vin ; après un jour ou deux , on jette cette eau , et on augmente la dose de rhubarbe , en la renouvelant ainsi tous les deux jours, en ayant soin

de porter la dose de rhubarbe jusqu’à douze grains , d’une manière progressive ; les enfans s’accoutument peu à peu à celle eau , de la même manière qu’ils s’accoutument à la bière houblonnée. L’usage de cette boisson , en for-

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