TOME IV
le 8 mai 1873, il devenait professeur du cours des machines à vapeur à l'Ecole. Il mourut subitement, le 4er avril 1876.
GizserT (Nicolas-Joseph-Laurent). — Le plus connu des poètes vosgiens ; il a laissé une pièce immortelle : Adieux à la vie. Gilbert est né à Fontenoy-le-Château, le 15 décembre 1750, et fit ses études au collège de l'Arc, à Dôle du Jura. Il se livra ensuite tout entier à son goût pour la poésie et partit pour Paris. I] y publia des odes et surtout
‘des satires où il malmenait assez violemment les philosophes et s’attira de nombreuses inimitiés. Sans l'appui de Mr de Beaumont, archevêque de Paris, il serait mort de faim. A la suite d’une chute qu’il fit, sa raison se dérangea, et l’on dut, par humanité, l’admettre à l'hôpital de la Charité, le 24 octobre. Ayant avalé, dans un accès de délire, la clef d’une cassette, il mourut étouffé, le 16 novembre 1780. Ses Adieux à la vie lui assurent la postérité.
Bien qu’un peu négligé dans la forme et trop âpre dans son langage, Gilbert aurait pu devenir un de nos meilleurs poëtes,
GILLES (Prosper). — Né, le 26 juin 1825, à Morgemoulin (Meuse); candidat républicain aux élections générales législatives des Vosges, le 12 février 4874, il obtint 7,887 voix et arriva le 20° sur 20 sans être élu; il était professeur de seconde au collège d’Epinal; il est actuellement professeur à Toul et officier d'Académie.
GrREcourT (Jean-François-Humbert, comte de). — Né à Bruyères, il y fonda l’hospice de la ville.
GIRECOURT (Dieudonné-Gabriel, comte de). — Né à Bruyères, il a publié un Essai sur l’histoire de la maïson d'Autriche; il mourut à Nancy en 1796.
GIRMONT (Bernard Le Bègue). — Dom Le Bègue de Girmont, né 4 Mirecourt, le 26 juin 1758, se voua à la vie monastique à l’abbaye de bénédictins de Morimont, près Langres. Emigré en Allemagne en 4791, il se retira au monastère de Darsfeld, en Westphalie,
11 devint en 1845 abbé du Port-du-Salut, abbaye de l’ordre de la Trappe, dans le département de la Mayenne, et construisit l’abbaye de Ste-Catherine, dans un des faubourgs de Laval (Mayenne).
Il est mort subitement, en août 1834.
GiroNcourT (Alexis-Léopold Regnard de).— Né à Epinal en 4760, il s’adonna aux études historiques et écrivit une Hfs{otre de la ville
de Nancy; un Précis slalistique sur le département de la
Meurthe et des Ephémérides lorratnes. Il est mort à Nancy en
GLEY (Gérard).— L'abbé Gley est né à Gérardmer, le 24 mars.1761; il devint prêtre après avoir fait ses études à Colmar et à Strasbourg. Vicaire de la paroisse Saint-Martin, à Saint-Dié, puis directeur du séminaire et professeur de théologie et de philosophie, il refusa, en 1791, le serment constitutionnel et émigra à Cologne jusqu’en 1794, puis à Bamberg, où il devint professeur de langues étrangères à l’Université, En 1806, l’abbé Gley devint secrétaire-interprête du maréchal Davout, qu’il suivit dans toutes ses campagnes, et fut, en 1807, administrateur de la principauté de Lovicz. Principal du collège de St-Dié en 1813, il passa à celui d'Alençon en 1815, devint en 1818, professeur de philosophie à Moulins, et en 1819 fut nommé principal du œllège de Tours, qu’il quitta en 1833. Chapelain de l'Hôtel des Invalides, en 1824, il mourut le 11 février 1830. Il a laissé de nombreux ouvrages littéraires et historiques.
GLsy (Antoine). — Né à Gérardmer, le 18 novembre 1813, neveu de l'abbé Gley, partit soldat le 2 juillet 4833, il devint bientôt sousofficier et passa dans le service de l’intendance avec son grade et fut promu officier d'administration.
Adjudant en second des subsistances militaires en 1836, il devint ajudant en premier le 2 novembre 1839, en Algérie. Officier d’administration comptable de 2e classe des vivres de l’armée le 46 avril 1843, à Alger, il passa de {°° classe le 12 octobre 1848 et fut placé au magasin de Nantes.
Officier d'administration principal des subsistances militaires le 2 mai 1855, M. Gley assura la nourriture de l’armée en Crimée et en Îalie, Pendant le siège de Paris, en 1870, il pourvut à force d’efforts à l’alimentation des troupes et de la capitale ; il reçut en récompense la croix de commandeur de la Légion d'honneur, distinction bien
rarement accordée aux officiers de son grade. Il a été admis à la retraite en 1873.
GLey (Pierre-Gérard).— Né à Gérardmer, le 6 février 1815, cousin du précédent et neveu de l’abbé Gley, il embrassa la carrière de l’en- ‘agnement et fut de longues années professeur au collège d’Epinal. Î est aussi conseiller municipal d’Epinal et officier de l'instruction mblique. Membre de la Société d’'Emulation des Vosges, il en a été à
— 49% — plusieurs reprises le président; il fut aussi président du Comité d'histoire vosgienne et de la Société de géographie de l’Est (section vosgienne); il a été élu membre correspondant de l’Académie de Stanislas.
Les travaux de M. Gley sont nombreux et variés. Citons entre autres sa Géographie physique el historique des Vosges, qui a eu plusieurs éditions; et une Pelile Géographie du département des Vosges, dans la collection Levasseur;, une MWofice svr Alesta; le Relief des Vosges; Une excurston dans les Vosges; des Eludes lilléraires sur le Menteur, de P. Corneille; le T'ibèJ'e, de Marie- Joseph Chénier, et une traduction d’extraits de l’Electre, de Sophocle, et de l'Odyssée, d'Homère.
Son fils, M. Marcel-Eugène-Emile GLEY, né à Epinal, le 20 janvier 1857, docteur en médecine, préparateur des travaux pratiques de physiologie à la Faculté de médecine de Paris, est un savant d’avenir et un lettré. Ancien élève du l’école des Hautes-Etudes, il est aussi Îicencié ès-lettres et chef de laboratoire des cliniques de l’Hôtel-Dieu de Paris; secrétaire de la société de biologie, membre du comité d’organisation du congrès international de physiologie à l'Exposition universelle de 1889.
Il est le colloborateur du Diclionnaire encyclopédique des sciences médicales et de la Grande Encyclopédie.
GODbEFROY (Louis). — L'abbé Godefroy était curé de Nonville, près de Darney, lorsqu'il fut élu, à Mirecourt, député du clergé des bailliages des Vosges aux Etats-Généraux. Il siégea pendant toute la durée de la session à l’Assemblée Constituante et rentra ensuite dans les Vosges. Ayant refusé de prêter le serment civique, il émigra.
GoncourT (Pierre-Antoine-Victor, Huot de). — Voir Huot de Goncourt.
Gor£ (Nicolas Gorée ou).— Le colonel Goré est né le 93 juillet 1754, à Damas-aux-Bois. Soldat dans le régiment de Dauphiné-Infanterie en 1773, caporal en 1781, sergent en 1784, il ne devint sergentmajor que le 30 avril 1789. Sous-lieutenant le 20 juin 1792, capitaine le 15 mai 1793, quaire ans après la Révolution, il était chef de la 76° demi-brigade, le 21 mars 1794, puis en 1803, colonel du 76: de ligne. Il avait combattu en Corse, fait partie de l’armée de Sambrect-Meuse, s'était distingué en Vendée où, avec 100 hommes, à Evron (Mayenne), il avait battu 5,000 chouans, franchi le premier le Rhin
sous le feu de l’ennemi en 1797, et en Suisse en 1799, la veille de la bataille de Zurich, enlevé deux canons aux Russes. Retraité en 1894 et chevalier de la Légion d’honneur, il se retira à Charmes-sur- Moselle, où il mourut le 4 février 4826.
Gousox (Julien-Jules-Joseph). — Né à Epinal, le 24 mai 1854, il s'établit avocat au barreau de Rouen. Neveu d’Ambroise Doyen, consiller général des Vosges, à la mort de son oncle, il se présenta comme candidat radical aux électeurs du canton de Xertigny pour lui succéder à l’assemblée départementale. Le 18 janvier 1885, il obtint 4,669 voix, contre 1,114 à M. Petitjean et 591 à M. Thuriot, il y eut ballottage ; au second tour de scrutin, le 95 janvier, il fut élu conseiller général des Vosges par 1,878 voix contre 1,400 à M.Thuriot.
Aux élections générales du 4 octobre 1885, il se présenta à la députation sur la liste républicaine radicale et échoua, le premier de cette liste, avec 7,502 voix. En avril. 1886, il donna sa démission de conseiller général et ne se représenta pas aux élections suivantes.
GOoUvERNEL (Nicolas-Victor). — Né à Charmes, le 6 mai 1778; son père, manufacturier à Charmes, avait été élu en 1790 administrateur du district de Mirecourt, et, en 1792, administrateur du département des Vosges; son oncle maternel, le notaire Nicolas Gerbaut, était aussi administrateur du district. Maitre de forges et maire de Charmes, il fut élu député des Vosges, par l’arrondissement de Mirecourt, en juillet 1831, et réélu député en juin 1834, mais il échoua en novembre 4837. Il fut conseiller général des Vosges pour le canton de Charmes jusqu’en 1838, puis, après une interruption de dix ans, fut réélu en 1848 etsiégea jusqu’en 1854, époque desa mort.
Le conventionnel Perrin avait épousé la sœur de son père.
Son fils, Louis-Alexandre-Wictor-Maxime, né à Nancy, le 5 octobre 185, fut employé au ministère des finances de 4856 à 1877; il devint alors percepteur de Jeanménil, puis receveur particulier des finances à Briançon (Hautes-Alpes), où il est mort, le 2 février 1885.
Victor Gouvernel est mort à Lunéviile, en 1854.
GRANGÉ (Jean-Joseph). — Né à Harol, ce simple garçon de ferme a inventé une charrue perfectionnée. Son invention lui a valu la croix de chevalier de la Légion d’honneur.
GRaTIA (Louis-Charles). — Né à Rambervillers; c’est un peintre distingué, qui a obtenu une 3° médaille au Salon de 1844 et un rappel de médaille en 1861;
GROSJEAN (Jean-François-Etienne), — Le docteur Grosjean est né à Remiremont, le 26 décembre 1755; il fut médecin-inspecteur des eaux de Plombières et de Bussang; médecin-consultant du roi Louis XVIII et membre de l’Académie de médecine. Il mourut à Remiremont, le 11 septembre 1833.
GUÉNIOT (Alexandre). — Le docteur Guéniot, médecin-accoucheur des plus renommés, est né à Tignécourt, le 8 novembre 1832; il fut reçu licencié ès sciences naturelles, devint chirurgien des hôpitaux de Paris et professeur agrégé à la faculté de médecine. Il a publié de nombreux mémoires sur des sujets d’obstétrique et de chirurgie infantile. Membre de l’Académie de médecine, il fut aussi président de la Société de chirurgie. Le docteur Guéniot est chevalier de la Légion d'honneur depuis décembre 1884.
GUÉRARD (Adolphe).— Né à Raon-l’Etape, le 3 juillet 1844, il fut élève de l’Ecole polytechnique et en sortit dans le corps des ponts et chaussées. Il a exécuté d'immenses travaux maritimes aux embouchures du Rhône et dans le port de Marseille. Il est ingénieur en chef des ponts et chaussées et chargé des travaux du port de Marseille et des ports de commerce des Bouches-du-Rhône. M. Guérard est chevalier de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre du Nicham.
Guéry (Augustin). — Le colonel Guéry était né à Epinal, le 44 novembre 1793. Elève de l'Ecole polytechnique, il en sortit souslieutenant dans le génie. Capitaine du génie en 1819, il fut employé à Strasbourg. Chef de bataillon, le 23 novembre 1840, il fut attaché à l'Ecole d'application à Metz, puis à l’école régimentaire de Metz, et enfin aux travaux de fortification de cette ville. Lieutenant-colonel en 4849, colonel du génie en 1859, il fut admis à la retraite en 1854, et reçut la croix de commandeur de la Légion d’honneur.
Le colonel Guéry est mort à Epinal, le 26 février 1856.
GUuÉRY (Léon). — Fils du colonel Augustin Guéry, né le 44 mai 1830, il entra comme lui à l'Ecole polytechnique en 1850, et, comme lui, choisit l’arme du génie, où il fut nommé sous-lieutenant, le 4er octobre 4852, devint lieutenant du génie, le 4°" octobre 4854, après son’ séjour à l’Ecole d’application de Metz et fut placé au 2 régiment. Capitaine du génie, le 3'mars 1858, il fut employé à Mézières, puis au À régiment, ensuite à Bonifacio et à Saint-Brieuc, où 1l fut décoré de la Légion d'honneur. Chef de bataillon, le 7 novembre 4870,
il servit à l’armée de la Loire et y gagna la rosette d’officier de la Légion d'honneur. Après la guerre, il devint chef du génie à Saumur. Ïl allait passer lieutenant-colonel du génie lorsqu'il mourut presque subitement, le 28 mars 1875, au moment où un bel avenir militaire s’ouvrait devant lui.
GuiLcoT (Gorgon-Charles). — Né à Epinal, le 10 mai 4802 (20 floréal an X), il était propriétaire à Epinal lorsqu'il fut choisi, en 1848, comme chef de bataillon de la garde nationale d’Epinal.
Le 26 mars 1850, à une élection partielle, en remplacement de Perreau, décédé, il fut élu représentant du peuple des Vosges à l’Assemblée Législative. |
N fut proscrit au coup d'Etat du 2 décembre 1851 et se réfugia en Belgique. Îl rentra en France après l’amnistie et mourut à Epinal, le 28 décembre 1867.
Estimé et aimé de tous les partis, il s’est signalé par de nombreux actes de bienfaisance envers la ville d’Epinal et les pauvres.
GuINARD (Antoine). — Né à Damblain, le 45 décembre 1796, il entra dans la compagnie de Jésus et se livra à des travaux philosophiques. En 1755, il concourut à l’Académie française pour le prix d’éloquence. Le père Guinard obtint le prix avec un discours sur l'Esprit philosophique qui passe pour un chef-d'œuvre.
Aumônier de la duchesse de Brancas, chapelain du château de Fléville, le père jésuite Guinard est mort en 1795.
Guinor. — L'abbé Guinot est né à Neufchâteau. Il a publié des Leçons de philosophie, fut chapelain de la cathédrale de Nancy, émigra en 1791 ; il rentra en France sous le Consulat et mourut peu de temps après.
GuyE (Nicolas-Philippe).— Le général Guye n'est pas Vosgien par sa naissance; il est né à Lons-le-Saulnier (Jura), le 4er mai 1773. Soldat dans le 35° régiment d'infanterie (ex-Aquitaine), le 8 mai 1792, il fit la campagne de Savoie, passa au 2e bataillon des Côtes-Maritimes, fut élu lieutenant en 1793 et combattit à l’armée des Pyrénées. Capitaine au 7e bataillon de l’Aude, le 7 janvier 4794, il continua à combattre en Espagne et en Italie où son corps fut versé dans la 4° demi-brigade d’infanterie, dans la division Augereau, avec laquelle il prit part à toutes les campagnes de 1796. Passé à l’armée de Hollande, puis à celle du Rhin, il combattit à Mœsskirch et à Hohenlinden. Chef de bataillon au # de ligne, én 4805, il alla, avec son régiment, au
camp de Boulogne, où il reçut pour colonel Joseph Bonaparte. Avec la division Vandamme, il combattit à Austerlitz où il fut blessé et perdit le drapeau de son régiment. En août 1806, son ancien colonel, Joseph Bonaparte, devenu roi de Naples, l’appela à son service comme aide-de-camp, maître des cérémonies et adjudant du palais. Major de la Légion corse, il réprima l'insurrection. Commandeur des Deux- Siciles, en 1808, et colonel du 1°r léger napolitain, il suivit le roi Joseph à Madrid et prit le commandement, en mars 1809, du 1er de ligne espagnol, puis du régiment des voltigeurs de la garde; 11 combattit à Talaveyra et à Ocana, fut nommé commandeur, général de brigade en jänvier 1810 et créé marquis de Rio-Milanos. Gouverneur de Séville, puis de la province de Guadalaxara, il lutta contre les bandes espagnoles de l’Empecinado en 1812 et 14813, et couvrit sur la Bidassoa la retraite du roi Joseph qui rentrait en France ; il fut blessé à ce combat. Après quelques mois de repos il fut admis dans l’armée française, avec son grade de général de brigade, le 8 janvier 1814, commanda le camp de Meaux, puis une brigade de la jeune garde avec laquelle il combattit à Craonne, où il fut nommé officier de la Légion d'honneur. Le 30 mars 1814, à la bataille de Paris, il défendit les hauteurs de Ménilmontant. Il rentra alors dans ses foyers. Au retour de Napoléon, en 4815, il reprit le commandement d’une brigade de la jeune garde (division Duhesme) et combattit à Waterloo où il défendit le village de Planchenoiït ; le général Duhesme fut tué à ses côtés. Il fut licencié en août suivant.
Marié à Saint-Dié, le général Guye se retira dans cette ville: placé en disponibilité et retraité en 1895. Il fut maire de Saint-Dié. Gouverneur de l’Ecole de La Flèche en 1830, puis commandant le département de la Sarthe, il fut nommé, le 4°" mai 4884, commandeur de la Légion d'honneur, et combattit l’insurrection légitimiste de 1832.
De nouveau retraité en 1835, il regagna Saint-Dié, où il mourut le 14 juillet 1845.
Guyon (Charles). — Né à Saint-Elienne, le 4 janvier 1830, il à été élu conseiller général du canton de Remiremont, par 2,184 voix, en remplacement de M. Vuillemin, démissionnaire, et contre 4,296 à M. Géliot, le 5 août 1888; il est médecin à Remiremont, membre de la commission départementale et du conseil départemental de l'instruction primaire, officier d'Académie.
M. le Dr Guyon a été maire de Remiremont, du 4 novembre 1886 au 20 mai 1888, et conseiller d'arrondissement depuis 1870.
Guyor (Joseph-Nicolas). — Jurisconsulte estimé, il naquit à St-Dié ou à Bruyères le 2 décembre 1728, fut d’abord lieutenant au régiment de Monthureux et réformé en 1748, devint avocat à la cour souveraine de Lorraine et Barrois le 16 décembre 1748, conseiller au bailliage de Bruyères, le 10 juin 1757 jusque 1768, où il partit avocat à Paris. Juge au tribunal de cassation, le 3 janvier 1795, il dut démissionner, le 20 novembre suivant, comme parent d’émigré, puis fut attaché au ministère de la justice, comme membre du bureau de consultation et de revision de 1796 à 1804. Il a publié le Dictionnaire raisonné des lots de la République française et de nombreux ouvrages de jurisprudence. Il est mort à Paris, le 7 mars 14816.
HacQuaRD (Augustin).— Néà Epinal, le 45 mai 1809, et entré dans les ordres, l’abbé Hacquard fut, en 1845, curé de la paroisse St-Symphorien à Versailles ; le 42 janvier 1867, il fut nommé évêque de Verdun (Meuse); il se distingua pendant le siège de cette ville par
les Prussiens, en 1870, et fut nommé officier de la Légion d’honneur.
le 93 août 1874.
Mer Hacquard est mort à Verdun, le 4er juin 1884.
HaïLLANT (Nicolas). — Né à Uriménil, le 47 décembre 1844, il fut reçu docteur en droit et s'établit avoué à Epinal. M. Haillant a publié de nombreux travaux pleins d’érudition et d’intérèt, notamment un Dictionnaire phonélique et élymologique d’un paiois vosgien et plusieurs Bibliographies vosgiennes des années 1883, 1884, 1885. M. Haiïllant est lauréat de l’Institut de France pour ses travaux, membre de l’Académie de Stanislas et secrétaire perpétuel de la Société d’'Emulation.
HAMART (Charles-Nicolas-Félix). — Le colonel Hamart est né le 2 novembre 1786, à Darney, où son père, Jean-Baptiste-Pierre, hommme de loi en 1700, fut administrateur du district en 179%, administrateur du département des Vosges et président du directoire des Vosges. Elève à l’Ecole d'application en 1805, capitaine d'artillerie dans l’armée impériale et décoré, il fut nommé chef d’escadron le 20 septembre 1815, et commanda l'artillerie à Belfort; il y reçut la croix d’officier de la Légion d’honneur.
Colonel d’artillerie le 26 mai 1839, il commanda le 16° régiment
jusque 4835 et fut admis prématurément à la retraite le 8 février 1839. Le colonel Hamart est mort le 24 novembre 1840.
HAUSTÈTE (Joseph). — Né à Golbey, le 8 janvier 1768, il fit ses études au collège de Dijon, puis entra au séminaire de Saint-Dié en 1789. Il accompagna jusqu’à Strasbourg Mer Chaumont de la Galaisière partant pour l'émigration, fut sacré diacre et alla se fixer à Golbey; poursuivi sous la Terreur, il fut emprisonné à Vesoul jusqu’au 9 thermidor. Il devint alors élève de l'Ecole des poudres et salpêtres et nommé à sa sortie commissaire des poudres. En 1814, il ambitionna de nouveau l’honneur d’être prêtre et entra au séminaire de Nancy où il reçut les ordres. Guré de Médonville en 1816, il devint en 1818 aumônier du couvent des dames bénédictines de Flavigny et chanoine de Nancy. Retiré à Epinal en 1835, il y accomplit de nombreux actes de bienfaisance. L'abbé Haustête est mort à Epinal, le 28 février 1847, et a été enterré à Golbey.
Haxo (Nicolas). — Le général Haxo est l’une des gloires militaires les plus pures de la Révolution et des Vosges. Il naquit, non à St-Dié, comme on le croit généralement, mais à Etival, le 7 juin 1749; son père y était tabellion. En 1768, il s'engageait dans le régiment de Touraine-Infanterie (aujourd’hui 33° de ligne), et y servit jusqu’en 4777 avec le grade de fourrier. À son retour, il devint conseiller au bailliage de Saint-Dié et fut élu, en 1790, commandant du bataillon de la garde nationale. A la grande Fédération des Vosges, à Epinal, le 7 mars 1790, il avait été nommé, par acclamation, major-général des gardes nationales vosgiennes. Président de l’assemblée électorale de juin 1791, il fut élu, l’un des premiers, par 400 voix sur 440 électeurs, administrateur du département des Vosges.
Lors de l’organisation des bataillons de volontaires de la garde nationale, il fut élu, le 29 août 1791, lieutenant-colonel en 1er du bataillon formé à Rambervillers par le contingent des districts de Saint-Dié, Bruyères et Rambervillers, devenu plus tard 3° bataillon de volontaires des Vosges. Il conduisit ce bataillon à l’armée du Rhin, concourut à la prise de Landau, de Spire, de Worms, de Mayence et de Francfort, et fut enfermé dans Mayence -assiégé en mars 1793. Il y fut nommé adjudant-général, le 29 juin 1793, prit part à tous les combats de ce siège héroïque, et après la capitulation, le 24 juillet 1793, fut dirigé sur la Vendée insurgée. Le 47 août 1793, il était nommé général de brigade et prit le commandement d’une colonne
où figurait le 3° bataillon des Vosges. Il combattit à la bataille de Cholet, emporta l’île de Noirmoutiers d’où il chassa les bandes de Charette. Peu après, le 20 mars 1794, cerné au bourg des Clouzaux, près de la Roche-sur-Yon, par des forces supérieures, il lutta avec intrépidité, quoique blessé, adossé à un arbre, écartant de son sabre les Vendéens qui l’attaquaient. A la fin, il succomba, tué d’une balle au front par le lieutenant chouan Arnault. Suivant une autre version, il se serait tué pour ne pas tomber vivant aux mains de l’ennemi. La Convention lui décerna les honneurs du Panthéon.
Cette mort héroïque n’a pourtant inspiré le pinceau d’aucun peintre. Les Vosges n’ont élevé aucun monument à ce vaillant soldat de la Révolution. La statue du général Haxo manque sur une des places de Saint-Dié.
HAxo (François). — Frère aîné du général Haxo, il naquit à Etival ou à Saint-Dié. Avocat à Saint-Dié, puis prévôt du bailliage de cette ville, il fut élu, le 146 juin 1790, procureur-syndic du district de Saint-Dié, puis, en octobre 1790, président du tribudal du district, pour redevenir, en 1794, simple juge au tribunal du district d'Ormont (ci-devant Saint-Dié.) Elu, le 15 octobre 1795, juge au tribunal civil des Vosges, il en devint président en 1796. Le 9 avril 1797, il fut élu député au Conseil des Cinq-Gents, par 119 voix, mais il n’accepta pas le mandat de législateur et fut remplacé par Antoine Delpierre. En 1802, il fut élu député des Vosges au Corps Législatif où il siégea jusqu’en 1807. Réélu député en 1808, il y siégea jusqu'à sa mort. Il fut, depuis le 10 juin 1800, juge au tribunal d’appel de Nancy.
François Haxo mourut à Saint-Dié, le 12 février 1810.
Haxo (François-Nicolas-Benoît, baron). — Le lieutenant-général Haxo était le neveu du général de brigade, Nicolas Haxo, et du député-magistrat, François Haxo. Il naquit à Lunéville, le 24'juin 1774 et entra dans l’arme du génie. Général de brigade, le 23 juin 1810, général de division, le 5 décembre 1819, il fut conseiller d'Etat, pair de France et grand-croix de la Légion d’honneur.
est mort à Paris, le 95 juin 1838.
Sa veuve a épousé le maréchal Vaillant, qui avait été son aide-decamp.
Le lieutenant-colonel Haxo (Pierre-François), né à Lunéville en 1780, était aussi neveu du général N. Haxo. Volontaire des Vosges en 1799, soldat au 1° dragons en 1800, décoré en 1807, chef d’escadron en 1819, lieutenant-colonel de cavalerie en 1830, il prit sa retraite en
4831 comme officier de la Légion d'honneur. Il est mort à Saint-Dié, le 5 décembre 1845.
Haxo (Emile). — Le docteur Haxo est né à Epinal en 4801 de la même famille que les précédents. Il fut médecin de l’hospice et des prisons d’Epinal, et conseiller municipal, ainsi que secrétaire-perpétuel de la Société d’Emulation. |
Il est mort à Epinal le 14 mars 1856.
Son fils, Jean-Baptiste-Henri Haxo, capitaine du génie, a été tué par un obus à la reprise de Paris sur la Commune, le 23 mai 1871.
HÉNIN-LrÉérARD (Pierre-Simon), comte d'Alsace). Lieutenant-général. Né à Neufchâteau en 1772, mort en 1847.
HÉNIN (Prince d’Hénin, comte d'Alsace, GÉRARD Simon). — Propriétaire du château de Bourlémont, près de Frebécourt. Il a été . Conseiller général du canton de Neufchâteau de 1865 à 1870; il s’est représenté depuis et a échoué contre M. de Ponlevoy. F HENNEZEL DE VALLEROY (Charles-Nicolas-Antoine d”). — Général de brigade sous la Révolution, bien qu’appartenant à l'ancienne noblesse, le général d’Hennezel naquit à Attignéville, le 14 mai 1747. Ïl entra dans l’arme de l'artillerie, devint lieutenant en 1774, et était capitaine en 1784. Il conquit rapidement Île grade de lieutenant-colonel et celui de colonel, en 1793, et fut nommé général de brigade, le 3 mai 1797. Il commanda le génie et l’artillerie à Malte, en 1799. Chevalier de la Légion d’honneur en 1804, il fut retraité en 1804, et fut fait chevalier de l’Empire, le 20 juillet 1810. Le général d’Hennezel est mort à Neufchâteau, le 3 octobre 1835.
HENRY (Auguste). — Né le 29 septembre 1829, à Charmes-sur- Moselle, entré à l’Ecole normale supérieure en 1851, sorti en 1854, successivement professeur à Pontivy, à Coutances, à Vendôme, à Rouen, aujourd'hui professeur de rhétorique au lycée Janson de Sailly à Paris, agrégé des lettres, chevalier de la Légion d’honneur, auteur de plusieurs livres classiques : un Cours de style, un Cours critique et historique de Litlérature, un Livre d'éludes analyliques sur les auleurs français du baccalauréat et une Mélhode de version latine.
HERCULANUS (Jean Herquel, dit). — Né à Plainfaing et chanoine
de Saint-Dié, il a écrit une Aisilotre de l'église de Saint-Dié. Il est mort à Saint-Dié, le 31 mai 1572.
HIMBERT, baron DE FLÉGNY (Louis-Alexandre), — Né à La Fertésous-Jouarre (Seine-et-Marne), le 12 décembre 1750, il était officier des eaux et forêts au moment de la Révolution. Elu maire de sa ville natale en 1790, et administrateur de son département, il fut élu représentant du peuple de Seine-et-Marne à la Convention, en septembre 1192, et y vota pour la détention du roi. Membre du Conseil des Anaens, il devint, après le 18 brumaire, membre du Tribunat, et fut nommé, le 10 février 1804, préfet des Vosges ; il exerça ces fonctions pendant près de dix ans. Lors de l’arrivée des Alliés à Epinal, le 7 janvier 1814, il fut emmené prisonnier. Nommé préfet du Tarn-et- Garonne, le 11 avril 1815, il n’accepta pas.
Himbert de Flégny est mort à La Ferté-sous-Jouarre, le 11 janvier 1825.
HiINGRAY (Charles). — Né à Remiremont, le ?4 octobre 1795, il s'établit libraire-éditeur à Paris et y devint colonel de la 40° légion de garde nationale, le 5 avril 184%. Sous le règne de Louis-Philippe, il se présenta plusieurs fois, sans succès, comme candidat de l’opposition à la députation contre Didelot. Le 93 avril 1848, il fut élu représentant du peuple des Vosges à l’Assemblée Constituante, le 5° sur 11, par 64,063 voix, et vota avec le parti républicain modéré. Il ne fat pas réélu à l’Assemblée Législative.
Hingray est mort à Paris, le 7 juin 4870.
HocquarT (Bonaventure).— Père cordelier et prédicateur célèbre ; il combattit avec vigueur et éloquence les doctrines de Luther et de Calvin. Il était né à Châtel-sur-Moselle, le 18 octobre 1513 et mourut en Hongrie, en 1562.
HorFELize (Théobald, comte d’). - Né à Valfroicourt, il fut député de la Moselle sous la Restauration ; il était lieutenant-colonel de cavalerie.
HorrELizE (Gaspard d’). — Né à Valfroicourt, et frère ainé du précédent, il fut Pair de France sous la Restauration.
Hocarp (Henri-Charles). — Fils d’un géomètre-expert et dessinateur, né à Charmes en 1776 et mort à Epinal en 1837, il naquit à
—. À3B — Epinal, le 46 mars 4808; il fut agent-voyer chef du département des Vosges et y accomplit d'importants travaux, notamment la route du col de la Schlucht, et diverses améliorations à Plombières. Il a fait aussi des études géologiques. Il a été nommé officier de la Légion Légion d’honneur, le 2 février 1865.
Hogard mourut à Gérardmer, le 4 décembre 1881.
Honoré (Auguste-Léon-Jules). — Né à Monthureux-sur-Saône, le 29 septembre 1836, il fit ses études à Epinal et à Paris. Avocat à Saint-Mihiel, où son père était juge de paix, il fut nommé substitut du procureur impérial à Montmédy; substitut à Saint-Mihiel, le 45 avril 4865, substitut à Epinal, le 21 novembre 1866, procureur impérial à Mirecourt, le 4 octobre 1868. Il présida, à Mirecourt, aux élections de 1871, le Comité démocratique. Procureur de la République à Verdun, le 45 novembre 1871 ; substitut du procureur-général à Nancy, le 16 août 4879 ; il devint, le 8 janvier 4877, procureur de la République à Nancy. Révoqué après l’acte du 46 mai 1877, il fut réintégré, le 22 janvier 1878. Le 5 janvier 1879, il fut élu sénateur de la Meuse, le 2e sur 2, par 398 voix sur 649 votants et siégea parmi les républicains modérés du Sénat. Il fut en outre conseiller général de la Meuse pour le canton de Verdun, et élu secrétaire du Sénat. |
Jules Honnoré est mort subitement à Paris, le 5 maiï 1886.
Son frère, M. Gustave-Charles Honnoré, né à Epinal, le 41 septembre 1843, est entré dans l'administration des contributions directes en 1862 ; il devint, en 1876, percepteur à Apremont (Meuse); en 1879, receveur particulier des finances; et, en 1880, receveurpercepteur du 2e arrondissement de Paris. Le 23 janvier 1882, il a été nommé trésorier-payeur d'Alger. Il est chevalier de la Légion d'honneur.
Un autre frère, François-Constant-Abel Honnoré, né à Epinal, le 26 février 1845, est capitaine d'infanterie, détaché aux bureaux arabes à Médéah, et chevalier de la Légion d’honneur.
Le père des trois frères Honnoré, Charles-Léon, né à Fontenoy-le- Château, d’une famille de magistrats, a été de 1835 à 1845, notaire à Monthureux et conseiller d'arrondissement ; de 1848 à 1861, juge de paix à Epinal et conseiller d'arrondissement; de 1861 à 1867, juge de paix à Saint-Mihiel et président du conseil d'arrondissement de Commercy (Meuse). Leur mère était la sœur de François Génin, (Voir çe nom).
Houez (Jean-Hubert). — Né à Deycimont, le 4 avril 4802, il fut reçu élève à l'Ecole normale supérieure, mais abandonna la carrière de l’enseignement, fit ses études de droit et devint. notaire à St-Dié en 1827. Dix ans après, il vendait sa charge et se faisait inscrire avocat au barreau de St-Dié ; adjoint au maire de S-Dié, le 30 octobre 1830, il fut élu ensuite conseiller d'arrondissement pour le canton de Saint-Dié. Le 23 avril 1848, il fut élu représentant du peuple des Vosges à l’Assemblée Constituante, le 8° sur 11, par 58,194 voix, et vola avec le parti républicain modéré. Représentant du peuple des Vosges à l’Assemblée Législative, le 13 mai 1849, le 2 sur 9, par 939,272 voix, il siégea parmi les libéraux et protesta contre le coup d'Etat de décembre 1851 ; il vécut depuis lors dans la vie privée.
Son fils, M. Eugène Houël, né en 1833, ancien élève de l’école polytechnique, est, depuis 1874, conseiller d'arrondissement pour le canton de Provenchères-sur-Fave.
Huez (Joseph-Nicolas).— Né à Mattaincourt, le 47 juin 4690, il devint curé de Rouceux; il est l’auteur d’un projet de canal qui, traversant les Vosges, devait unir la Méditerranée à l'Océan. En 1763, il le présenta au roi Stanislas.
Î est mort le 3 septembre 4769,
Huco (Charles-Louis). — Abbé d’Etival; il est né à Saint-Mihiel en 1667. C’est le 22 octobre 1722 qu’il devint abbé d'Etival, et le 15 septembre 1798, il était nommé évêque in parlibus de Ptolémais. Il a écrit un grand nombre d'ouvrages historiques et sacrés, notamment un Trailé sur l'origine et la généalogie de la maison de Lors raine, et une Hislotre de Charles IV, restée manuscrite.
N est mort à Etival, le 2 août 1789.
Huco (Joseph).— Në à Mirecourt, en 1747, il fut avocat et notaire dans sa ville natale. Elu administrateur du département des Vosges, en juin 4790, il fut membre du directoire départemental. Le 4 septembre 1792, il fut élu représentant du peuple des Vosges à la Convention nationale, le 3° sur 8, par 257 voix contre 144 à Perrin ; malade lors du procès du roi, il ne siégea pas et ne reparut plus dans les Assemblées politiques. Juge au tribunal civil des Vosges, il devint, le 42 avril 1798, président du tribunal criminel des Vosges. Lors de la réorganisation de l’an VIII, il fut nommé, le 10 juin 14800, juge au tribunal d'appel de Nancy, maintenu comme conseiller à la cour impériale en 18114, et en 1816 comme conseiller à la cour royale, 1 fat retraité en 1816 et nommé conseiller honoraire.
GPS ET
— A0 — Sa femme était sœur des Delpierre, et sa fille épousa son neveu, Emile Delpierre, fils d'Antoine Delpierre le jeune. Hugo est mort à Valfroicourt, le 15 septembre 1825.
Huco (Charles-Hyacinthe). — Voir : Spitzemberg (Hugo de).
Huco (Victor). — La famille du plus grand poète contemporain est originaire des Vosges, de l’arrondissement de Mirecourt, de Domvallier et de Baudricourt. Le père de Victor Hugo, le général Hugo naquit à Nancy en 1772, mais son grand-père, menuisier à Nancy, était né, le 24 octobre 1727, à Baudricourt, de Jean-Philippe Hugo, habitant de Domvallier.
HUMBERT (Jean-Joseph-Amable, ou Amable-Jean (4).— Le général Humbert a laissé le souvenir d’un des plus beaux, des plus braves et des plus bouillants officiers de la République. Né à Saint-Nabord, à la cense de Rouvroy, le 22 août 1767; il appartenait à une famille pauvre, et dans sa jeunesse il menait paître les troupeaux. Engagé volontaire au 13e bataillon de volontaires des Vosges, au premier signal de la patrie en danger, le 10 août 1792, il fut élu aussitôt capitaine de la 4 compagnie de ce bataillon, et le 15 août 1792, il en devenait le lieutenant-colonel en second. Incorporé dans l’armée du Rhin, le 13° bataillon des Vosges participa à la brillante incursion de Custine dans le Palatinat, puis fut bloqué dans Mayence avec Merlin de Thionville, où il passa tout le siège sans cesse au premier rang, se signalant par de rares traits d’intrépidité. Envoyé ensuite en Vendée, Humbert s'y distingua par sa vaillance et sa hardiesse ; il prit part à tous les combats de cette terrible guerre de partisans, et fut nommé, par le Comité de salut public, général de brigade, Île 9 avril 1794 (20 germinal an IT). En juin 1795, il combattit sous les ordres de Hoche, à Quiberon, et concourut pour une large part à la victoire. Chargé de diriger une expédition en Irlande contre l’Angleterre, il put, avec une poignée de soldats, débarquer à Killala, le 20 août 1798, sur le sol irlandais, mais la tempête ayant dispersé et éloigné la flotte française, il resta sans secours, assailli par des forces anglaises supérieures; il réussit à se dégager à Castlebar, mais finit par être fait prisonnier par le général lord Cornwallis.
A son retour en France il fut envoyé à l’armée du Danube et contribua à la victoire de Masséna à Zurich, où il fut blessé. Après le 18
(1) Et non pas Jean-Robert-Marie.