ARRONDISSEMENT DE SAINT-DIÉ CANTON DE SCHIRMECK
Le Donon. — Le Donon est un des sommets les plus élevés de la chaîne des Vosges, il forme la séparation naturelle de la Lorraine et
de l’Alsace. Du faîte supérieur de la montagne on embrasse un horizon immense sur la plaine d'Alsace jusqu'aux cimes de la Forèt- Noire. Sur le versant vosgien le regard perçoit une étendue considérable de pays, jusqu'aux grands étangs de la Lorraine. C’est un panorama de toute beauté. Le sommet de ce ballon est couronné par un énorme massif de rochers qui, de loin, donne l'illusion d’une gigantesque construction cyclopéenne ravagée par le temps.
Les peuples qui se sont succédés sur le sol des Vosges, tribus ou nations des âges de la pierre, Aricus, Celtes, Gaulois et Romains, ont établi sur ce sommet les autels de leurs dieux. Tous les genres d’architecture religieuse se sont succédés, depuis le mur de la pierre brute, l'abri sous roche, le dolmen, jusqu’au temple romain aux lignes élégantes. Les dieux y ont été adorés sous toutes les formes, le monolithe naturel, le menhir Pierrefitte, la figure grossière et grimaçante, comme le chef-d'œuvre du statuaire.
Il nous faudrait des pages pour indiquer ce que la civilisation gallo-romaine y a laissé ; cette tâche a été confiée à plus compétent que nous. Nous nous contenterons donc de signaler au lecteur les vestiges d’un mur cyclopéen, débris de l’enceinte sacrée. Trois allées couvertes, décrites par notre éminent compatriote M. Voulot, dans son ouvrage Les Vosges avant l'histoire.
Deux montagnes voisines, le Grossmann et le Klemmann, fournissent également des traces nombreuses de megalithes, menbhirs et dolmens, enceintes sacrées.
CANTON DE RAON-L'ÉTAPE
Allarmont. — Au sommet de la montagne de la tête du Coquin, une table de pierre paraissant être un ancien dolmen.
Étival. — Pierre d'Appel sur la montagne de Repy. Ligne de circomvallation entourant en forme d’écharpe toute la partie de l’esplanade qui n’est pas inaccessible, d’une superficie de près de 205 ares.
Le vallum est construit en pierrailles, grosses pierres et terre mèlées adhérant ensemble par l’effet seul du poids et de la pression ; on distingue fort bien le fossé encore profond de 3 mètres à certaines places. C'était un camp de refuge de l’époque gauloise préromaine et un haut-lieu.
La Neuveville près Raon. — Grotte naturelle de Faucompierre dans la forêt communale (non explorée).
Raon-TElape. — Roche du pilier sur la côte de Bourupt, monolithe très curieux,
Satnt-Remy. — Roche des fées (hameau de Neuf-Étang).
CANTON DE SAINT-DIÉ
Satnt-Dié. — Roche des fées Roches du Kambert.
Saulcy-sur-Meurthe. — Roche d’Anozel.
Taintrux. — Sur la montagne du Chasté, enceinte préhistorique elleptique très remarquable. Deux dolmens et un puits en partie comblé. — Pierre de l’Aitre, allée couverte, abris sous roche. — — Pierre Haute jambe dont la base a été taillée de main d’homme.
CANTON DE FRAIZE
Anould. — Roche du Boniroche.
Plainfaing. — Roche de Hangochet. Fragments de poterie noire découverte.
CANTON DE BROUVELIEURES Morlagne. — Au lieudit le Bout-du-Dessus, plusieurs tumuli, période préromaine. Le plus considérable a été fouillé, on y a trouvé de nombreuses poteries et monnaies gauloises.
CANTON DE SENONES
Ban-de-Sapt. — La roche du Chariot sur la montagne d’'Ormont. Pierres posées sans caractère bien distinct. Haut lieu. Plusieurs cuvettes. Exploré par M. E. Ferry.
Moyenmoulier. — Roche de la Haute-Pierre.
Le Putd. — Roche du Rebois, forme curieuse, légende celtique ou gauloise. Haut lieu où les femmes allaient sacrifier à la déesse qui présidait aux naissances.
ARRONDISSEMENT DE REMIREMONT CANTON DU THILLOT Ménil. — Non loin de la crète de la Locher, grotte dite le Tour
des Fées. Traces d'habitations. M. Voulot a donné un dessin de ce
monolithe dans son ouvrage des « Vosges avant l’histoire. » Saint-Maurice. — Au versant de l’Etalon, près Saint-Maurice,
s’élève un menhir connu dans le pays sous le nom de la Pierre levée.
CANTON DE SAULXURES
Basse Sur-le-Rupl. — Eu face du versant de l’Etalon s’élève un monolithe en forme de pain de sucre dite la « piquante Pierre »,
d’une hauteur de 4 mètres : considérée comme un menhir. M. Voulot l’a également reproduit dans ses ouvrages.
La Bresse. — Entre le territoire de La Bresse et de Gérardmer, roche du Moutier des Fées, légende ancienne du culte du Soleil. Vestiges de murs cyclopéens, abris sous roche. Un dolmen. M. Voulot en a également parlé dans « les Vosges avant l’histoire ».
Rochesson. — Grotte dite le Trou de Behen, la Roche des Fées, légende celtique. Culte du soleil.
Sapots. — Le Trou des fées, grotte, légende du culte druidique.
CANTON DE REMIREMONT
Éloyes. — La Pierre huguenote, sur la tête de la viole, menhir de 6 mètres de hauteur avec bassin sur une surface verticale, étudié pour la première fois par M. Voulot. La Tète des Cuveaux, immense massif rocheux, à cuvettes glacières, aux environs se trouve une allée couverte très intéressante, et gardant sur le roc des signes d’entailles très distincts.
Remiremont.— Deux menhirs Pierrefitte. Classés, mats introuvables.
Saint-Amé. — Grotte au pied du Saint-Mont. Le Pont des Fées reliant le Saint-Mont à la forêt de Frossard, en petit appareil grossier sans ciment, construction d'origine celtique.
Saint-Elienne. — Grotte du poèle sauvage, fort curieuse à visiter, mais d’un abord très difficile. La Pierre Querlinquin, bloc erratique, monolithe utilisé autrefois classé. Le fardeau de saint Christophe, monolithe utilisé, autrefois classé. La roche du Thin. Non loin des curieuses roches du Thin, s’élève un menhir Pierrefitte.
Tholy. — Roche dite Pierre du Chaud-Castel.