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I. — VOIES ET ÉTABLISSEMENTS MILITAIRES

Ce n’est pas ici le lieu d’étudier méthodiquement le réseau des voies romaines dans les Vosges ; on se réfère pour cette étude au Mémoire très consciencieux de M. Maud’heux. EM. 63. N suffira, pour les besoins de la présente Statistique d’énumérer Iles communes et lieux dits où a été constatée, soit par des fouilles, soit par des documents dignes de foi l’existence de voies romaines.

Ces communes sont (2) :

Ahéville. — (Bois de la Piteroye) Langres-Strasbourg.

Arches. — Carrefour de trois voies orné d’autels et de statues, Bâle-Metz, Uriménil-Baccarat. EM. 1882. V. Aydoilles, Raon-aux- Bois.

Archetles. — V. Jarménil.

Atligny. — (Au-dessus de Villemont), sur Corre.

Autrevtlle. — (Route dite des Romains).

(1) JozLois. Itinéraire sur quelques antiquités du Département des Vosges. Paris 1845, in-folio.

(2) Les indications placées entre parenthèses désignent la situation approximative de la voie; celles qui suivent; la direction approximative.

Aydoilles. — Luxeuil-Arches.

La Baffe. — Luxeuil-Arehes.

Bains. — V. Escles, Senonges.

Bleurville. — V. Isches.

Bonfays. — V. Monthureux-le-Sec.

Vincey. — (Bois de la Flipote). EM.

Beaufremont. — Sur Bulgnéville (Chapelier, EM 1858).

Blevaincourt. — (La Planchotte). De Vrécourt sur la Hte-Marne.

Satnt-Baslemont. — (Bonneval).

Bouzemonti. —

Bru. — De Rambervillers. (V. Rambervillers).

Châtel. — V. Roville.

Charmes. — V. Darney.

Chaumouzey. — (Bois de).

Cheniménil. — V. Jarménil.

Claudon. — Langres-Baccarat.

Coussey. — V. Grand et Soulosse.

Darney. — Corre à Charmes.

Docelles. — V. Cheniménil.

Dombasie-devant-Darney. — Sur Escles.

Domèvre-sous-Montfort. — Y. Neuveville-sous-Montfort.

Dompierre. — (Bois Valére). V. Martigny-les-Lamarche.

Eloyes. — V. Jarménil.

Epinal. — Bâle à Metz. V. Senonges.

Escles. — Deux voies, sur Relanges et sur Bains. V. Dombasledevant-Darney.

Esley. — V. Monthureux-le-Sec.

Filorémont.— (Entre Florémont et la Voivre).Langres-Strasbourg.

Frain. — V. Serocourt.

Frenois. — V. Monthureux-le-Sec.

Gignéville. — V. Serocourt.

Grand. — Deux voies, l’une allant s’embrancher sur Langres- Toul, l’autre se dirigeant sur Sionne.

Hadol. — Luxeuil-Arches. V. Raon-aux-Bois.

Hatllainville. — Voies reliant les cantons d’Essey, Maximienpré et Château-Masures.

Isches. — Bleurville-Langres. V. Serécourt.

Jarménil. — Voie circulaire par Arches, Archettes, le bois de Tanières, Ruptxilieu, le haut du bois en deçà des Cuveaux d’Éloyes et de Tendon, Docelles, Cheniménil, Jarménil ?

Lamarche. — V. Senonges, Serocourt. — Auretl-Maison. — V. Villotte.

Légéville. — V. Monthureux-le-Sec.

Lemmecourt. — Sur Beaufremont (Chapelier, EM, 1858).

Lerrain. — Voie s’embranchant sur Langres-Strasbourg.

Marey. — V. Serocourt.

Marligny-les-Lamarche. — Par Dompierre-sur-Corre. V. Serocourt, Villotte,

Monthureux-le-Sec. — Deux voies, Langres-Strasbourg, et un embranchement se détachant par le haut de Hymont sur Ville, Esley, Valfroicourt, Frenois, Bonfays, Légéville.

Monthureux-sur-Saône. — Langres-Baccarat.

Moyemont. — Langres-Strasbourg.

Neuveville-sous-Montfort. — (Entre Neuveville et Remoncourt). De Valleroy-le-Sec à Domèvre-sous-Montfort.

Nonville.

Plombières. — (Limite des forêts du Chanot et du Blanc-Meurger). Embranchement de la route de Luxeuil. V. Val-d’Ajol.

Pompierre. — Borne militaire, EM 1883, rapp.

Poussay. — Entrée du bois communal au bois du Four.

Provenchères. — Embranchement sur la voie Langres-Strasbourg.

Rambervillers. — (Chemin Soudrot). Par Deneuvre et Baccarat, s’embranche sur la voie de Langres-Strasbourg par le Donon. — V. Roville.

Raon-aux-Bois. — Arches ou Hadol sur Plombières, ferme des Méxières. .

Raon-l'Etape. — Langres-Strasbourg par le Donon et la rive gauche de la Plaine.

Raon-sur-Plaîne. — Idem.

Rancourt. — V. Rosières.

Rapey. — V. Rugney.

Relanges. — V. Escles.

Remiremont. — Deux voix, l’une venant de Luxeuil, l’autre allant de Bâle à Metz.

Remoncourt. — Langres-Strasbourg. V. Neuveville-sous-Montfort.

Roville-auæ-Chènes. — Châtel à Rambervillers.

Rostères. — Voie venant de Villotte et Rancourt.

Rugney. — Voie venant de Corre, passant par Ville-sur-Illon, se

bifurquant à Rapey en deux branches, l’une sur Xugney, l’autre sur Charmes.

Saint-Blaise.— C. de Moyenmoutier. La voie Langres-Strasbourg descend dans la vallée,

Saint-Dié. — Route du Bonhomme.

Sainte-Barbe (devant Fays).

Saint-Basiemont. — V. Serocourt.

Senonges. — 2 voies, l’une sur Vittel et Bains, l’autre sur Lamarche et Epinal.

Serécourt. — (Près Dompierre et Martigny). Venant d’Isches, se dirigeant sur la voie de Langres.

Serocourt. — Une voie vient de Saint-Baslemont, Gignéville, Marey, se dirige sur Frain et s’embranche sur la route de Lamarche, près de Martigny.

Sionne. — V. Grand et Soulosse.

Soulosse. — Langres-Toul. On suppose que de Grand la voie qui se dirige sur Sionne et Coussey aboutissait à Soulosse.

Tendon. — V. Jarménil.

Uriméni. — Langres-Baccarat.

Usemain-la-Rue. — Langres-Baccarat.

Vai-d’Ajol. — V. Plombières.

Valfrotcourt. — (Bois du Curé). Embranchement sur la voie Langres-Strasbourg. — V. Monthureux-le-Sec.

Valleroy-auxæ-Saules. — Langres-Strasbourg.

Valleroy-le-Sec. — V. Neuveville-sous-Montfort.

Ville-sur-Zlion. — Bâle-Metz. V. Monthureux-le-Sec, Rugney.

Villotie. — (Mont Saint-Etienne). Martigny à Aureil-Maison. V. Rosières.

Vitiel. — V, Senonges.

Vomécourt-sur-Madon.— (Entre Vomécourt et Pont), sur Vaudémont.

Vrécourt. — V. Blevaincourt.

Zertigny. — (Chemin de Saint-Loup). Luxeuil à Arches,

Xugney. — V. Rugney.

Zincourt. (Haut-du-Bois). Langres-Strasbourg.

Ces voies traversaient à plusieurs reprises les différents cours d’eau du département, soit à l’aide de ponts soit à l’aide de gués. Il est resté fort peu de traces de ces ponts. La voie de Langres à Toul se servait probablement du pont de Soulosse, mais il n’est rien resté du pont romain. La tradition et la ressemblance seule font supposer

qu’Arches et Archettes tirent leur nom d’un pont romain. Le pont des Fées, récemment détruit par les ingénieurs et entrepreneurs du canal de l'Est, et qui était situé près de Bains, sur le territoire des Voivres, était un ouvrage du IVe siècle, d’après M. Voulot, EM.1880. Enfin il reste à Uzemain-la-Rue une culée d’un pont sur le ruisseau qui sépare cetle commune de celle de Charmots.

Quant aux gués, la démonstration, due à M. Voulot, de la signification du groupe équestre terrassant un monstre anguipède, a établi l’existence du gué de Portieux (1) et permet de supposer qu’un gué existait également à Grand, où l’on a trouvé les fragments d’un groupe analogue à celui de Portieux.

En ce qui concerne les établissements militaires, on a cru reconnaître des restes de Castella dans les débris du château d’Avillers, sur le territoire de Satnt-Baslemont à Bonneval et aux Tours de Séchelles, et sur le territoire de Dombasle.

Le camp de la Côte de Répy, sur le territoire d'Etival, a été décrit par Gravier. Un autre camp, dit le camp de Julien, serait établi * sur le territoire de Saint-Elophe, avec un poste avancé à Gouécourt. Les autres emplacements demanderaient à être étudiés de très près. Les fouilles de Beaucamp (commune de Vincey) n’ont donné que peu de résultats. On ne sait si le camp d’Aureil-Maison (commune de Lamarche) est romain ou bourguignon. Celui du bois de Framont (commune de Välotle) n’a jamais été exploré scientifiquement. La tradition seule établirait l'existence d’un camp à Romaïin-aux-Bots, et celle du camp de Tranqueville ne reposerait que sur l'affirmation de l’auteur du Département de Metz. Quant à l’enceinte du bois de la Louvière (commune d’Escles), nul ne s’en est occupé depuis que M. Meschini l’a signalée vers 1820 (EM. 1859). La visite faite en 1858 à l’enceinte du plateau du Feys (commune de Ruauæ) sous la direcüon de M. Maud’heux, n’a abouti à aucune conclusion définitive (EM. 1859). Le retranchement qui forme l'enceinte du Chazeté à Vanémont (commune de la Zousstère) n’a pas encore été mis au jour; toutefois la disposition de l’enceinte ne semble pas indiquer une origine romaine (PH.).

La découverte, au Tombeau du Grand-Pacha (commune de Dombasle-devant-Darney) et à Ville-sur-Ilion, d’un certain - nombre de bornes munies d’anneaux, a amené un certain nombre

(1) Le monument de Portieux se trouve aujourd’hui complètement restauré per les soins de M. Voulot, au musée d’Epinal,

d’archéologues à supposer sur ces deux points l’existence de postes permanents de cavalerie.

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