QUESTIONS AYANT TRAIT AUX MOUVEMENTS SÉCULAIRES
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L'amplitude de la déformation subie par la masse solide du globe durant les déplacements de l'axe peut être évaluée à l'aide de considérations relatives : — • aux niveaux où Ton trouve les divers terrains de sédiments d'origine marine aux diverses latitudes, — aux hauteurs des édifices de coraux, — aux profondeurs des fjords, — etc.
Avec des données abondantes, j'aurais pu traiter directement cette question, et même en tirer une preuve de plus en faveur du déplacement polaire. Mais les documents sont assez rares et demandent à être discutés. Il y a avantage à n'aborder cette étude qu'après avoir étudié, autant que le permet l'état actuel de la science, deux autres questions importantes, lesquelles se rapportent également aux mouvements séculaires.
La première question peut être intitulée : Défor^ mations inégales des divers terrains. L'inclinaison des terrasses de TAltenfjord, — Tinclinaison en sens inverse, et de même signification, des terrasses du
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Le demnème qpiestion, proche perente de k pie^ ^; mièie, est rdalhre aux fractures qui se prodiùHiil .^ dans les tenmiiis par le iail du déplacenuml pdaiia 5 Celte qœsliMi esl tiès-vasie. Elle nécessite l'examea j de ce qu'on sait des fiâlles, des filons, des eaux ther- i maies, des tremblements de tdrre, des volcans, des ;j chaînes de montagnes, de l'orientation des pentes. D- . Faut Y faire entrer encore les plissements des terrains et k formation des terrasses parallèles.
Les hauteurs où Ton trouve les couches à fossiles dépendent, souvent dans une krge mesure, des déformations inégales des terrains et des accidents produits par les fractures des lits rocheux, — surtout s'il s*agit de couches datant d*époques géologiques anciennes.
La présente publication n'a qu'un but : démontrer que le pôle voyage à la surface du globe. Les questions ci-dessus ne peuvent pas servir à cette démon* stralion. EUles ser\iront, pour une part, à l'étude de la Irajecloire polaire.
Les seules personnes qui prêteraient attention à ce
que j*ai à dire de la trajectoire polaire, seraient celles que j'aurais convaincues de la vérité du déplacement du pôle. Je sais à quels obstacle^, à quelle masse d'opinions reçues je vais me heurter ; je ne puis pas prétendre à convertir du premier coup une portion notable des hommes de science. Quand Harvey produisit ses preuves de la circulation du sang, il ne rétissit à convaincre aucun médecin âgé de plus de quarante ans. Ses preuves étaient bonnes. Je doute que les miennes soient meilleures. Les arguments d'Harvey furent discutés ; — s*occupera-t-on des miens? — Avant de traiter de la trajectoire polaire, je dois attendre.