‹ Le déplacement polaire: preuves des variations de l'axe terrestreChapitre 6 sur 33 · TERRES AUX POLES · texte numérisé non relu

TERRES AUX POLES

dire que la surface du globe étant égale à quatre elle se compose de trois de mer et de un de terre 11 y a trois fois plus de mer que de terre à la sur face du globe.

Les terres ne sont pas également réparties entn les différentes zones. Il y a manque de terres entn les tropiques. Il y a excès de terres vers les pôles

On estime qu'il y a autant de terre que de mei aux deux calottes polaires, limifées par le 60* degré de latitude (1). Assurément cette proportioi n*a rien d'absolument certain, puisqu'il s'agit de*, portions du globe les moins explorées. Les régions très-proches du pôle sud nous sont inconnues. On a signalé une longue suite de rivage qui forment comme un cercle compris entre le 6E et le 70* degrés de latitude. On ignore ce qui s trouve au-delà. Les deux pôles ne sont probable ment pas également continentaux. Use peut qu'a total il y ait aux calottes polaires, comptées partir du 60* degré, plus de terre que de mer, o plus de mer que de terre. On n'en est pas moîi^ fondé, d'après ce que nous connaissons , à affir mer que la surface des terres, vers les pôles, dé passe la proportion normale.

Ceci posé, examinons ce qui arriverait si ^X^^^ du globe demeurait fixe. Pour plus de clarté, J6

(1) Lyell, Principes de Géologie^ Paris, 1873, t. I, p. 324.

suppose, en premier lieu, qu'il n'y ait pas rie suulévemenls et d'affaissements lenls des continents relalivement au niveau marin.

Les agents d'érosion — parmi lesquels la pluie, les cours d'eau, les éboulemenls, les gelées, les glaciers, les vagues sur les grèves, — vont tendre à diminuer la surface et la hauteur de toutes les terres émergées. Toutes les matières qui, par les fleuves ou autrement, seront arrivées jusqu'audessous du niveau de la mer, n'auront presque atiBune chance d'en revenir jamais. On a calculé que le Gange, à lui seul, amenait chaque année ^sla mer du Bengale un poids de limon équivalant à plus de 355 millions de tonneaux (1). D'après ce taux, on peut évaluer ce qu'il faudrait d années à ce seul fleuve pour verser à l'océan Due fi'aclion de continent de la valeur de l'Italie "u de l'Espagne.

Ainsi, toutes les terres vont être progressive- ■"^nt diminuées. Mais celles qui tendront le plus "^pidement à disparaître seront les terres polaires. ^ autres terres seront protégées par la vêgéta- "On, compensées mémo dans une petite mesure P^f les débris des végétaux. Hîen de semblable *o Voisinage du pôle. En outre, l'action dénu- Mnfe des glaciers est énorme ; — à preuve lès

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