TERRES - AUX . POLES
torrents limoneux qui s'échappent des glacieri des Âlpes, et le limon autrement abondant fourn par les glaciers colossaux du Groenland que Rinl a décrits ; — à preuve la masse du lœss de h vallée du Rhin, ce produit de Térosion des Alpes, qui date de la dernière période glaciaire (1).
Toutes les terres seront progressivement dimi: nuées, et les terres polaires disparaîtront les premières. Elles disparaîtront non-seulement jusqu'au niveau marin, mais encore jusqu'à une certaine profondeur , parce que leurs saillies seront abattues et leurs débris roulés parles glaces flottantes.
Maintenant, faisons intervenir les soulèvements et les affaissements séculaires du sol, ces mouvements qu'on compare à une respiration rhyth mée ; admettons que, l'axe étant toujours fixe, 1< sol érodé des continents polaires tende périodi quement à se rehausser au-dessus de la mer N'est-il pas évident qu'à chaque fois les agent d'érosion en ôteront une partie ? ISf'est-il pas év dent qu'à chaque descente le sol descendra pic bas, qu'à chaque ascension il montera moins liai et moins vaste ? N'est-il pas évident que, malgi l'irrégularité possible du rhythme respiratoin après quelques millions de siècles, aucune ter] ne pourra plus surgir au voisinage des pôles ?
(1) Lyell, ABcienneté de ï homme, Paris, 1870, page ,558
SUJY.