‹ Le déplacement polaire, preuves des variations de l'axe terrestre: preuvesChapitre 32 sur 53 · HYPOTHÈSES DIVERSES · texte numérisé non relu

HYPOTHÈSES DIVERSES

cliplique, serait donc préférable, au point de vue de raccroissement des glaciers, aux liypothôses du troisième groupe.

Je suis obligé de créer un quatrième groupe pour une hypothèse singulière, laquelle voudrait expliquer l'extension des glaciers, non plus par un refroidissement général du globe, mais par un réchauffement général dû à une chaleur solaire plus grande.

L'époque glaciaire aurait pris fin parce que le soleil se serait refroidi (1). Il suffit de considérei^ que les grands glaciers se trouvent près du pôle, et non vers l'équateur, pour comprendre l'erreur de cette théorie. Véritablement, si le soleil était plus chaud, il y aurait production d'une plus grande quantité de vapeur d'eau, mais celle-ci tendrait à tomber sous forme de pluie plutôt que sous forme de. neige; elle fondrait les glaciers au lieu de les augmenter.

Il est facile de montrer que le froid accompagnait la dernière période des glaces. Les coquillages à forme arctique dont j'ai parlé sont des témoins du froid. Et on a trouvé à Schussenried, sur une moraine abandonnée par le grand glacier du Rhin, parmi des objets travaillés de main

(1) L'auteur de cette hypothèse est M. Lecoq. — D'Archiag, Histoire des progrès de la Géologie, Paris, 1848, t. I, p. 433.

d'homme, une petite provision de fourrage, composée de mousses arctiques amassées.

On objectera peut-être que le froid était naturel à côté des glaciers, mais qu'il devait faire chaud à peu de distance. Or, parmi les coquilles qui vivaient sur les rivages de la Sicile durant la dernière période glaciaire, on peut citer (1) la cyprina islandica, la panopœa norwegica, la leda pygmea, et d'autres encore, lesquelles indiquent certainement un climat froid.

(1) Lyell, Ancienneté de ï* homme, Paris, 1870, page 357.

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