‹ Le déplacement polaire, preuves des variations de l'axe terrestre: preuvesChapitre 31 sur 53 · HYPOTHÈSES DIVERSES. 18S · texte numérisé non relu

HYPOTHÈSES DIVERSES. 18S

dément, de la chaleur ailleurs. Le glacier coule; comment se renouvellerait la glace à sa partie supérieure si de la vapeur d'eau n'y venait tomber sous forme de neige ? Si toute la* surface de la terre était gelée, il n'y aurait pas de glaciers.

Supposons que le globe ne se refroidisse que dans une mesure moindre, — que l'isotherme zéro, qui passe en Islande, vienne à passer en France. La quantité totale d'évaporation produite dans lés régions chaudes serait considérablement diminuée. Une faible quantité de neige irait se répartir sur la surface élargie de la zone glaciale. Les glaciers seraient petits. Veut-on dire que le froid serait assez intense pour que, si peu qu'il tombât de neige, elle s'accumulât en couches indéfiniment superposées ? — Alors, où seraient les glaciers et comment expliquer les érosions glaciaires ?

Que Ton fasse donc avancer la zone glaciale aussi loin, ou aussi peu loin que l'on voudra : — il n'arrivera pas que le glacier du Valais porte ses blocs de pierre jusqu'à Soleure, — ni surtout qu'on puisse trouver à l'équateur des traces notables de l'action glaciaire.

' Est-il utile d'ajouter que le refroidissement général des climats du globe aurait exterminé les espèces équatoriales ?

im LES PERIODES GLACIAIRES.

Le troisième groupe comprend les hypothèses qui recourent aux climats extrêmes. L'exagération simultanée du froid de l'hiver et du chaud de Tété serait la conséquence — de l'élongation périodique du grand axe de Técliptique, ou de l'accroissement périodique de l'inclinaison de l'axe terrestre. Ces hypothèses sont plus impuissantes encore que les précédentes.

Durant l'été, les rayons du soleil et les pluies abondantes et chaudes fondraient des quantités de glace proportionnelles à la chaleur de la saison. Durant l'hiver, il n'y aurait que peu d'évaporation et peu de neige ; par conséquent peu de glace Se formerait.

Les climats extrêmes sont défavorables à l'extension des glaciers. Le Japon et la Nouvelle- Zélande ont même chaleur moyenne annuelle, mêmes montagnes élevées, environ même régime de pluies; cependant le Japon n'a presque pas de glaciers, et certains glaciers de la Nouvelle- Zélande descendent jusqu'aux rivages. Mais le Japon a des températures extrêmes, et la Nouvelle-Zélande un climat remarquablement uniforme.

L'hypothèse qui consisterait à faire décrire à la terre un cercle exact autour du soleil pris comme centre, et à placer son axe de rotation dans une situation invariablement perpendiculaire à l'é-

Page 1