‹ Le député de Bombignac; comédie en trois actesChapitre 16 sur 83 · LE LAQUAIS · texte numérisé non relu

LE LAQUAIS

C'est un monsieur, qui désire voir M. le comte !...

DE GHANTELAUR, prenant la carte.

« Paul de Morard ».

PINTEAU, à part.

Bahl...

Il rit.

DE GHANTELAUR, interloqué.

Morard?... Morard ici?... Pas possible!... Il n'estdonc pas à Paris ?...

HÉLÈNE

On dirait que cette visite vous contrarie?.*.

PINTEAU, à part.

Un peu I...

DE GHANTELAUR.

Moi ? ?as du tout !... Au contraire ! Pourquoi veuxtu? Je suis charmé, ravi! (au laquais.) Faites entrer...

(Le laquais sort.) Ce cher Morard ! (Bas, à Pinteau.) Et ma dépêche ?

PINTEAU, has.

Dame !... Faudra trouver autre chose ?...

DE CHANTELAUR, bas.

Et Sidonie, qui va m'attendra.

UN Laquais, annonçant an fond.

M. le comte de Morard f...

Morard entre. — Le laquais sort.

DE GHANTELAUR.

Entre donc!... Quelle boane surprise!... (Présentant.) Marquise, je vous présente un de mes meilleurs amis !. Madame la marquise de Cernois !... Madame de Chantelaur !... Mademoiselle Renée de Cernois!... Notre voisin, le baron des Vergettes 1... Pinteau, mon secrétaire et vieux camarade, un abominable républicain.

LA MARQUISE, à de Morard.

Croyez, monsieur, que nous sommes très heureuses de vous recevoir.

DE GHANTELAUR, très ennuyé.

Parbleu ! Ce cher amil (a part.) Que faire? Que trouver?

HÉLÈNE

Du reste, mon mari nous a parlé de vous si souvent que, pour nous, vous n'êtes pas un inconnu !

DE MORARD

Vraiment; mesdames, je ne sais comment vous remercier i'un accueil si cordial. Je suis arrivé hier à Poitiers, où je viens passer quelques semaines chez un vieil oncle à moi et, si ma visite est un peu matinale, c'est que j'avais grand'hâte de revoir Raymond et de lui serrer la main.

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