ACTE PREMIER
DE CHANTELAUR.
Depuis si longtemps que nous ne nous sommes vus !..
HÉLÈNE
Pas si longtemps que cela, mon ami, puisque le mois dernier, à Paris, vous êtes allés ensemble à cette fête de nuit...
DE MORARD, à part.
Hein?...
Aïe!...
PINTEAU, à part.
DE CHANTELAUR, embarrassé.
Oui... certainement ! Mais un mois, quand on s'aime comme nous nous aimons, c'est un siècle ! (a da Morard.) Tu te rappelles, hein ? Cette fête de nuit au cercle de la Presse ?
DE MORARD, abasourdi.
Oui... oui... parfaitement!...
DE CHANTELAUR.
Une fête superbe ! Unbalsplendide... magnifique!...
PINTEAU, à part.
lia de l'aplomb I...
DE MORARD
Etonnant, merveilleux!... (a part.) Qu'est-ce que ça veut dire ?
RENÉE
Dites-moi, Raymond, est-ce là ce M. de Morard, qtn s'est conduit si intrépidement pendant la guerre?
DE CHANTELAUR.
Lui-môme, petite sœur !... J'étais à côté de Paul, à la bataille de Coulmiers, et je l'ai vu émerveillant tout le monde par son mépris du danger I...
Voyons. Raymond...
DE GHANTELAUR.
Laissons le passé et songeons au présent ! Veille à cê que le déjeuner soit digne de nos hôtes, ma chère Hélène.
HÉLÈNE
Je ferai de mon mieux, mon ami.
DE GHANTELAUR.
Et que l'on mette la cave au pillage.
LA MARQUISE
Viens-tu, Renée?
RENÉE
Me voici, maman I...
La marquise et Hélène sortent. De Chantelaur vient parler à Pintean.
PINTEAU, à Chantelaur.
Voyons, qu'est-ce que tu vas faire ?
DE CHANTELAUR.
Je n'en sais rien!... Sidonie va m'attendrel.,. Coûte que coûte, il me faut un prétexte, qui me permette de partir. Tâche d'en trouver un à peu près plausible ;je vais chercher aussi de mon cùtél...
PINTEAU.
Je ne vois pas trop I...
DE CHANTELAUR.
Enfin, cherche 1... Et débarrasse-moi de des Vergettes.
PINTEAU, Ça ne va pas traîner I (a des Vergettes, qu'il prend jyar la
bras.) Venez, des Vergettes I...