SCENE VIII DE GHANTELAUR, DE MORARD
DE MORARD
Ah çaî... qu'est-ce que ça veut dire, cette fête de nuit du cercle de la presse? Tu as raconté à tout le monde?...
DE GHANTELAUR.
Je vais t' expliquer...
DE MORARD
Parbleu !... Je devine !... Une fredaine, hein?... Une escapade, où j'ai joué le rôle de complice sans le savoir!
Non, rien de plus simple !... J'avais passé la soirée aux Variétés et, après le théâtre, je m'étais laissé entraîner... par des amis, avec lesquels j'ai soupe... un peu longuement; alors, tu comprends?... Pour expliquer ma rentrée... tardive et pour ne pas inquiéter la comtesse
se LE DÉPUTÉ DE BOMBIGNAC
DE MORARD
Tu as préteny^uque c'était moi qui t'avais débauché?
DE GHANTELAUR.
C'est cela, oui I... J'ai toujours parlé de toi ici en termes siélogieuxque ces dames te vénèrent et te croient uji petit saint.
DE MORARD
Bah!
DE GHANTELAUR.
Voilà pourquoi j'ai dit que je t'avais rencontré.
DE MORARD
Pour inspirer confiance?... C'est heureux alors que l'on ne se doute pas d'où je viens !. .. C'est cela qui diminuerait mon prestige!...
DE GHANTELAUR.
Ah !... Et d'où viens-tu ?
DE MORARD
De Bombigna!c, chef-heu de canton du département de la Basse-Garonne.
Hé bien !. . . Ecoute I... Tu aurais joliment mieux fait de rester à Paris.
DE MORARD
Pourquoi cela ?
DE GHANTELAUR.
Parce que je t'y ai envoyé une dépêche, ce matin.
DE MORARD
Une dépêche?
DE GHANTELAUR.
Oui... Oh! maintenant ça n'a plus d'importance... Je t'expliquerai cela... Et qu'est-ce que tu es aUé faire i Bombignac ?