ACTE PREMIER
Moi, qui croyais...
DE CHANTELAUR.
Vous aviez tortl...
LA MARQUISE
Vous êtes injuste, Raymond ; des Vergettes a pensé vous être agréable...
Parbleu !...
LA MARQUISE
Puisque vous êtes décidé à défendrela bonne cause, il vaut mieux le faire ici, où l'on vous estime et où l'on vous aime, qu'à Bombignac, où personne ne vous connaît. Qu'en dites-vous, monsieur deMorard ?...
J'avoue, en effet, que cela me paraît plus logique.
DE CHANTELAUR, furieux.
Comment, toi aussi?... Toi, quim'as proposé aux électeurs de Bombignac, tu veux maintenant que je les abandonne ? Est-ce que tu me prends pour une girouette ? .. D'ailleurs, je n'ai qu'une parole l.«,
HÉLÈNE
Mais tu ne l'as pas donnée !...
DE CHANTELAUR.
Hé bien !... Je la donne !.. . Je poserai ma candidature à Bombignac et pas ailleurs !...
LA MARQUISE
Vraiment, mon ami, je ne comprends pas votre répulsion!...
DE CHANTELAUR, très embarrassé.
Ah 1 vous ne comprenez pas ! C'est pourtantbien simple !... Je m'étonne même que vous ne compreniez pas!
Nul n'est prophète en son pays, vous le savsz !... Un échec à Bombignac me sera indifférent ; ici, je n'en veux pas!...
LA MARQUISK.
Cependant...
DE GHANTELAUR.
Et puis, il re me plaît pas d'aller mendier les voix des gens, que ie connais : celles de mes fournisseurs, de mes fermiers et de mes domestiques, qui me feront des protestations et qui voteront contre moi
Mais nos amisl...
DE GHANTELAUR.
Oh ! nos amis, je m'en méfie I...
Ah! Chantelaur!...
DE GHANTELAUR.
Je ne dis pas cela pour vous, des Vergettes !... Vous avez cru bien faire, merci ! Mais Bombignac m"a demandé le premier, je vais à Bombignac. Brisons là, c'est chose arrêtée !...
LA MARQUISE
Soit!... Allez à Bombignac! Vous avez peut-être raison !...
Ces messieurs du comité seront désolés !
DE GHANTELAUR.
Vous les remerci erez de ma part !.. . J'^ vais leur écrire l (a part.) Ouf!... C'a été dur!...
DE MORARD, le prenant à part.
Dis donc 1...