ACTE DEUXIÈME
LA MARQUISE
Vous avez dû vous en apercevoir par les réponses qu'on y a faites ?
DE GHANTELAUR.
En effet, suis-je bête ! (a part.) Diable 1...
LA MARQUISE, à part.
Qu'est-ce qu'U a donc?... (Haut.) Etpourquoi n'avezvous pas répondu, vous, à la lettre de M. de Morard ?
DE GHANTELAUR.
Pourquoi?
Oh! cane fait rienl...
DE GHANTELAUR.
N'est-ce pas ?... Ça n'en valait pas la peine?
RENÉE, à part.
Par exemple !
LA MARQUISE
Comment ?
DE MORARD
Pardon !
DE GHANTELAUR, embarrassé.
Je veux dire que... rien ne pressait, (a part.) Qu'estce qu'il a bien pu m'écrire ?
DE MORARD
Tu as peut-être pensé qu'il valait mieux traiter cette affaire de vive voix?
DE GHANTELAUR.
Oui, c'est cela, précisément!... Je l'ai pensé!... Nous en parlerons plus tard, demain....
Alors, mon cher ami, les royalistes ne sont pas nom-
breux à Bombignac? Voyons, combien avez- vous enlevé de voix ?
De voix?... Ne m'en parlez pasi... (a par..) €a me fera plaisir !...
DE MORARD
Bail!... avec nous, pas de fausse honte!
Cent ?... Cent cinquante ?
DE GHANTELAUR.
Deux cent vingt-cinq !... (a part.) Au petit bonheur 1...
LA MARQUISE
C'est maigre.
DE GHANTELAUR.
Parbleu !... Marquise, j'aurais bien voulu vous y voir 1...
LA MARQUISE, sèchement.
Il est évident que je ne m'y serais pas prise de la môme manière !...
DE GHANTELAUR, à part.
Mais qu'est-ce qu'elle a donc ?
HÉLÈNE,bas à la marquise.
Que veux-tu dire, maman ?
LA MARQUISE, bas à Hélène.
Rien! plus tard !...
Elles parlent bas toutes les deux, DES VERGETTES, à Ghantelaur.
Ah ! si VOUS vous étiez présenté ici !.. Enfin, il n'a pas voulu !... A propos, et mon cousin ?... Vous l'avez vu ?
DE GHANTBLAUR.
Quel cousin?...