ACTE DEUXIÈME
Mon cousin Tancrède de Centras, qui habite Bombignac... dont je vous ai remis Tadresse...
DE CHANTELADB, à part.
Fichtre t.. .
Et que vous m'aviez promis...
DE GHANTELAUR.
Ah! oui. Très bien, je me rappelle.
Ce cher cousin !... Comment va-t-il?
DE GHANTELAUR.
Il est mort I... (a part.) Vlan !
Ah! bahl
DE GHANTELAUR, à part.
Ça coupe court à tout!...
Lui , qui était bâti pour vivre cent ans !
DE GHANTELAUR.
Qu'est-ce que vous voulez?
Oui, je sais bien que ça n'est pas de votre faute !...
(Prenant son chapeau.) AlloUS !... Adisu !...
DE GHANTELAUR, l'arrêtant.
Comment? VOUS partez?... Où allez-vous?
Dame !... je vais prendre le deuil !...
DE GHANTELAU«-
Bah 1 rien ne presse l
An surplus !... Il n'était mon cousin qu'au dix-huitième degré,
DE GHANTELAUR.
Hé bien?... Alors....
DBS VERGETTES.
Et nous ne nous voyions que tous les sept ou huit ans.
DE GHANTELAUR.
Oui ! Eh bien I un peu de plus, un peu de moins !... Vous voyez... tout s'arrange!..
DE MORARD, à Chantelaur, qu'il prend à part.
Dis donc!... Et Anaïs ?
DE GHANTELAUR.
Anaïs?...
DE MORARD
Oui... Anaïs Dutronchet!... L'as-tu rencontrée làbas?
DE GHANTELAUR.
Ma foi, non !... Tu aurais désiré?
DE MORARD
Moi!... Ohl... pas du tout I... Au contraire f Tu dois bien comprendre qu'après ce que je t'ai écrit...
DE GHANTELAUR, faisant semblant de comprendre.
Parbleu! si je comprends!... (a part.) Qu'est-ce qu'il a bien pu m'écrire ?...
DE MORARD
Cette bonne Anaïs m'a adressé à Paris une lettre, qu'on m'a renvoyée ici, et danslaquelle elle m'informe qu'elle est très heureuse à Bombignac, qu'elle espère même épouser prochainement un haut et puissant personnage.