‹ Le député de Bombignac; comédie en trois actesChapitre 71 sur 83 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

DE CHANT ELAUR, à part.

Elle va arriver d'un moment à l'autre.

LA MARQUISE

Cela se comprend, du reste!... Vous étiez trop occupé... ailleurs !...

DE CHANT EiLiAUR, impatient, nerveux.

Pardon, marquise..

LA MARQUISE

Vous ne pouviez pas fréquenter, en même temps, les réunions électorales etles grottes du Bergeretde l'Ours noir 1

PINTEAU, à part.

Hein? Qu'est-ce qu'elle dit?

DE GHANTELAUR.

Nous reprendrons plus tard cette conversation.

LA MARQUISE

Non, monsieur, nous ne la reprendrons pas!... Ce soir, mes filles et moi, nous quittons ce château pour n'y plus revenir.

DE GHANTELAUR,

Comment ?

LA MARQUISE

Nous tenons à protester publiquement et nous prouverons ainsi à tout le monde que nous ne vous suivons pas dans votre étrange conversion.

DE GHANTELAUR.

Hélène veut partir ?

LA MARQUISE

Oui, monsieur, et c'est moi, qui l'en ai priée.

DE GHANTELAUR, furieux.

Vous ? Encore vous ?

LA MARQUISR.

Moi-même ! Kt, dès demain, elle déposera une demande en séparation.

DK GHANTELAUR.

Toujours d'après vos conseils ?

LA MARQUISE

Toujours !

DE GHANTELAUR, exaspéré.

Ah! vraiment, madame, c'est passer la mesure 1 Vous êtes cruelle, injuste... et je ne soupçonnais pas en vous ce fond de méchanceté et d'amertume!... Je savais bien que votre père avait été marchand de café ; mais je commence à croire qu'il n'a jamais vendu que de la chicorée !...

Il sort furieux.

PIN TE AU, à part.

Pourquoi, diable! a-t-elle parlé des grottes du Berger et de l'Ours Noir?...

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