‹ Le derivatif comédie en un acte, mêlée de coupletsChapitre 16 sur 23 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

ERNEST, teul.

Les jambes me manquent I (H regarde.) Le voilà en effet qui aborde madame Truebon ; il lui offre son bras... elle l'accepte... iis s'éloignent... Oh I c'est indigne! c'est affreux I c'est impardonnable... ils ont la rage du changement dans ce ménage... la femme est infidèle à ses sentiments comme le mari à ses opinions. Je me vengerai sur Truchon : U ne sera pas nommé député.

PURRE.

Monsieur deMongiron,;une lettre pour vous de Paris.

ER.NEST, prenant la leliri.

C'est bien. {Le domestiqua sort.) C'est ce que j’attendais de mon ami le journaliste. {Il lit.) e Cher Ernest, voici la lettre de M. Truchon, qu’à » ta prière je veux bien t’envoyer et ne pas in- « aérer dans mon journal. C’est dommage; on au- • rait vu ce que pensait, il y a cinq ans, ce mo- 0 déré d’aujourd'hui.» (Parlant.) Voyons la lettre de M. TriTteo. (Ltiatil.) » Paris, le 15 jan^

MAGASIN THEATRAL

» Tier 1836. Mon cher concitoyen, radicil tu m'ai , n vu. radical lu me vois, radical lu me verrai ; j • voilà mon caractère. II en bon que les gens de » cœur donnent l’eiemple de la fiiité des idées et a de l’indépendance des opinions. Je donnerai «et a exemple : tu sais de quel cité je siégerai à la a Chambre, si jamais je suis député. Amitié et a fraternité. Taeciiov. a Je n'ai qu'à montrer cette | lettre. etM. Truchon penlra toutes ses voix. C'est mon devoir, du reste. Les électeurs n’aiment pas ' à être représentés par des maris trompés... Ils di- | sent que ça déconsidère la matière électorale. ^

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