‹ Le dernier ami de J.-J. RousseauChapitre 18 sur 91 · LA THÉORIE DE LARÏ DES PAYSAGES · texte numérisé non relu

LA THÉORIE DE LARÏ DES PAYSAGES

grands peintres en ont créé sur leurs toiles.

Pour Girardin, les deux grands peintres qui avaient fourni les plus beaux modèles aux architectes paysagistes, étaient Le Poussin et Le Lorrain, ces deux grands artistes au génie si purement français. Bien des paysages d'Ermenonville furent inspirés parleurs chefs-d'œuvre.

Qu on lise donc le petit traité de Girardin ; il faudrait que tous les propriétaires de campagne le connussent. Il s'y trouve une idée d'embellissement de toute la campagne, qui eût fait plaisir à Ruskin. Ce serait une bien bonne œuvre, si Ton pouvait répandre ce souci de la beauté des champs, qui anime notre auteur, et il serait si convenable de nos jours de songer souvent à ce que l'agréable ne soit pas complètement sacrifié à l'utile.

Mais hélas ! il faut se faire peu d'illusions ; le mauvais goût et l'utilitarisme à outrance ont bien des chances de toujours triom-

pher; et l'on peut conclure comme Girardin par cette pensée mélancolique : « Peut-être, à force d'avoir épuisé toutes les folies, arrivera-t-il un jour où les hommes seront assez sages pour préférer les vrais plaisirs de la nature à la chimère et à la vanité. Ainsi soit-il ».

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