I. Récit de Girardin lui-même
faire ouvrir après sa mort. » Elle raconta aussi que, depuis quelques jours, il s'était déjà plaint de maux de tête etd'étourdissements.
Tel est le récit que Ton peut faire de la mort de Jean-Jacques Rousseau en complétant l'un par l'autre les documents cités plus haut. Ces documents ont Taccent de la sincérité ; ils se confirment, et ils fournissent un luxe de détails minutieux dont la simple rédaction inspire confiance en leur exactitude.
Le marquis de Girardin avait immédiatement fait demander le chirurgien et envoyé un courrier prévenir Le Bègue de Presle.
Puis il se prépara à rendre les derniers devoirs au pauvre philosophe. Il envoya chercher Houdon pour mouler les traits vénérés, qui, paraît-il, avaient conservé « toute la sérénité de son âme ».
Le lendemain, trente-trois heures après le décès, le corps fut ouvert, ainsi que