‹ Le dernier ami de J.-J. RousseauChapitre 6 sur 91 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Dans ces jai'dins, madame, il est un hermilage : Allons donc y railler la superstition ; Je couvrirai d'un froc votre charmant visage Et nous rirons ensemble en rustique maison

Venez, si m'en croyez, venez, chère marquise ; Venez voir ces prés verts, ces champs Elyséens ; Et nous rendrons nos sens à Nature qui grise. La Science et l'Amour seront nos entretiens.

Allons sacrifier dans le temple rustique, Je deviendrai Daphnis et vous serez Ghloé ; Et puis nous danserons auprès d'un chêne antique, Nous couronnant de pampre et criant : Evohé !

Hier un sage vous dil les lois de l'Univers, Gomment la foudre aussi pouvait être écartée ; Moi Madame, aujourd'hui, je vous dirai des vers Et comment Flore fut parle Zéphyr aimée.

Marquise, allons cueillir des roses.

Donnez-moi votre blanche main.

Allons voir le réveil des choses, Le printemps rit en ce chemin.

Nos fleurs, peut-être, sont écloses ; Donnez-moi votre blanche main.

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