L.V FI>- DE l'ancien REGIME 2o
neries. Il s'indignait de voir ses paysans ne pouvoir défendre leurs récoltes contre le gibier trop abondant, et les gardes-chasses tirer sur les braconniers, qu'ils surprenaient même en légitime défense de leurs
champs.
La situation de l'Etat aux dernières années de la monarchie absolue se compliquait de plus en plus. René de Girardin s'intéressait vivement aux misères des campagnes et aux difficultés de la situation économique du pays. 11 faut lui rendre cette justice que personnellement il fit ce qu'il put, et, en 1787, il s'appliqua avec beaucoup de zèle à réparer les maux d'une inondation terrible pour la beauté de ses jardins comme pour les récoltes de ses paysans.
Il espérait de la grande révolution, non comme elle se fit, mais comme il la rêvait, une transformation de la monarchie française d'après cette note qu'il écrivait en marge du Contrat Social :
« C'est pourquoi il devient de plus en plus
2o4 LE MARQUIS RENE DE GIRARDIN
nécessaire de réduire les princes à des titres de précision exacte, car un délégué ne peut avoir aucune propriété réelle et personnelle au préjudice de ses commettants. )j