DANS. NU
directions, qui à l'Evéché, qhi au Vice-Recteur, qui à l'entremetteur : ‘ que fait donc Monseigneur? quand va-t-il se décider à condamner ‘“V’Ecole à fermer l'Hôtel Dieu, la Maternité et les Dispensaires ? N’est- ‘ce pas criant : on ne sait pas qui est maître dans le Diocèse, ou de. (ici un nom exécré coule de la langue des serins) où de Monseigneur ‘ Fabre.” * x *
La conduite de ses elèves n'a rien de surprenant quand on sait que quelques professeurs de l'Ecole préchaient ouvertement l’éducation laïque, sans contrôle religieux”?
Res de se loquitur, C'est bien trouvé, c’est un fait bien connu : l'Ecole a toujours préféré l’enseignement des sciences médicales par des laïques, c’est ainsi que, règle générale, elle les préfère à des religieux ou à des religieuses pour l’enseignement de la dissection, de la Physiologie, de la chimie, de la chirurgie, de la théorie et de la pratique des accouchements, de la clinique médico-chirurgicale et autres. Bien différente est la succursale qui a besoin de contrôle religieux dans ces amphithéatres de dissection et ailleurs ; on dit même que le contrôle »entis ne serait pas de luxe dans ce quartier.
La faiblesse de l’enseignement de l'Ecole, l’inconduite de ses élèves, les principes hétérodoxes de queiques-uns de ses professeurs, tout indique que c'est une institution vermoulue jusque dans ses fondatiens, il est complètement impossible de l'améliorer, de la consolider parce qu’elle manque de bases solides. Il faut qu’elle
s'écroule, et les matériaux qui en resteront pourront à peine être utilisés dans un édifice bâti sur de bonnes fondations.
Eviderment, il n’y a pas d'existence possible pour cett: institution vermoulue. :
Elle est moulue par les vers de la succursale.
Ce fait rappelle, à s’y tromper, la fable du serpent et la lime.
Ecoutez le langage de la lime au serpent en train de la ronger, etregardez bien fixément dans les yeux des serins de la succursale :
Pauvre ignorant et que prétends-tu faire ?
Tu te prends a plus dur que toi, .
Petit serpent à tête folle.
Plutôt que de d'emporter de moi
Seulement le quart d’un obole.
Tu te rompers's toutes les dents,
Je ne crains que celles du temps.
Ecou‘ez maintenant la morale :
Ceci s'adresse à vous, esprits du dernier ordre,
Qui, n'étant bons à rien, cherchez surtout à mordre. Vous vous tourmenñtez vainement.
Croyez-vous que vos dents impriment leurs outrages Sur tant de beaux ouvrages ?
Ils sont pour vous d’airain, d'acier, de diamants.
Comment aimez-vous ce clou Messieurs de la Succursale ?
- L'Ecole manque de bases solides, c'est évident pour ceux qui savent
qu’elle n’a pas bronché depuis bientôt cinquante ans qu'elle existe, Ce n’est pourtant rien comparé aux fondations de la succursale qui reposent sur la mendicité publique. Tout le monde sait que la succursale est sise place Jacques Cartier, près'le bureau central de Police et une demi-douzaine de buvettes toujours achalandées ; elle fait face au marché d'avoine et de légumes. , Le gouvernement paternel de cette province lui accorde l’aumône de cet asile durant la saison rigoureuse de chaque année ; il le fait, sans doute, pour la sûreté publique. On ne sait lequel : du bureau de police, des buvettes, du marché d’avoine ou de la succursale, fait le plus d'honneur au quartier. On croit que tout cela est bien à sa place.
Avec les fautes de son passé et celles de son présent, l'Ecole ne peut échapperau sort qui l'attend qu’en s’unissant à l'Université-Laval, sans l'union, elle doit péricliter sans cesse et finir misérablement, et cela, dans un avenir prochain.
Tiens, tiens, tiens, voilà que le salut de l'Ecole est dans l’union avec Laval, que sans cela elle va péricliter sans cesse et finir misérablement et cela dans un avenir prochain ; n'est-ce pas précisément ce qu’il faut pour faire le bonheur de nos serins? Ne se sont-ils pas depuis 15 ans acharné; à sa destruction ? Cette chute prochaine va combler leurs vœux.
Cette école n'est-elle pas une chaire de pestilence d'ou l’on enseigne l'immoralité la plus ehontée ?
Son union avec Laval ne mettra t-elle pas en danger la pureté de cette institution ?
Ne craignez-vous pas de polluer votre fétiche en lui accollant l'Ecole de Médecine ? à
L'université Laval à Montréal ayant été établie par la plus haute autorité qui existe sur la terre, le St. Siège, représentant l’ordre, la discipline, la moralité, et le progrès scientifique, se trouve assise sur des bases solides et ne peut manquer de réussir; pour elle l’union offre peu d'avantages.
On a vu tout à l'heure sur quelle base l'université Laval est assise à Montréal. On sait dans quel milieu elle fait ses délices, on ne peut raisonnablement douter de son succès. On se rend facilement compte du peu d'avantages que l'union lui offre ; c'est probablement pour cela que la Succursale en corps a abandonné le Dor7 de l'aau et à fait irruption à l'Ecole de médecine. Cette démarche n’indiquait aucune vue ambitieuse, mais pure abnégation. Cependant il n'a pas fallu moins qu'une barricade en règle, pour les déloger des quartiers
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envahis. Il y a comme cela des petites contradictions entre les prétentions et les faits.
Cependant les professeurs de la faculté médicale de l’université Laval ne sont pas hostiles à toute idée d'union, (voyez jusqu'où va, chez eux, la démangeaison du mariage) ils sont disposés à ouvrir leur rangs (encore un peu ils ouvriraient leurs flancs) et à recevotr chez eux les professeurs de l'Ecole, (chez eux, passe, mais en Jace du marché d'avoine, nenni!) pourvu que la chose puisse se faire sans trop de sacrifices de leur part (oh / Les égoistes, je savais qu’ à cet endroit, ils ne feraient pas le sacrifice . de leur part) et pourvu que la charte de l'Ecole disparaisse pour toujours.
Voilà le vrai, l'unique cauchemar de la succursale: il faut que la charte disparaisse, non seulement pour un temps, mais fowr toujours ; l'idée que la charte pourrait ressusciter, les empêcherait de dormir, et les
poursuivrait comme un remords.
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. L'existence de cette charte a été la cause de toutes les difficultés qui sont survenues entre l'Ecole et l’université Laval. C'est elle qui a empêché le fonctionnement de le, faculté (tiens moi qui croyais que la faculté fonctionnait, mms il paraît que non, ilfaudra alors appeler, en consultation, une faculté étrangère) telle qu'organisée par le regretté Monseigneur Conroy ; c'est elle qui a empêché l'union l’automne dernier (c'est elle qui a mis l'arrêt sur les bancs) et tant qu’elle continuera à exister (elle menace de s’ éterniser) elle constituera toujours un danger et une nenace pour l’université:
Hélas, cette université est donc bien peu solide pour qu'une Ecole vermoulue soit une menace et un danger pour elle, Mes amis, que pensez-vous d'une affaire qui est d’abord un danger et eusuite une wenace pour une université ? savez-vous que vous êtes coquins en écriture et que vous trichez souvent votre grammaire. Je ne parle ni du sens commun, ni de l’histoire. ni de la logique, toutes choses dont vous vous êtes passé dune façon plus que gaillarde dans votre factum, car je vous pardonne toutes ces absences en vue de la supériorité de votre enseignement et de la grandeur de vos vertus. Aujourd'hui que. grâce à vos veilles et à vos nuits passées à l'étude vous avez acquis ls connaïssances médicales qui vous manguaïent lors de votre sortie de l'Ecole de médecine, ne serait-il pas profitable, pour vous et vos lecteurs, de fréquenter les écoles du soir ? Savezvous que ce serait un bon moyen de vous mettre au niveau de vos confrères qui ont fait leurs classes élémentaires. Oh ! mais j'oubliais, ce sont là des écoles laïques sans contrôle religieux et vos âmes #morées y trouveraient matière à scandale.
Apostrophe et admonestation charitable à Monseigneur Fabre:
Monseigneur, si les négociations viennent à se rouvrir pour faire l'union (ménagez vas si unionistes) les soussignés désireraient être traités avec un peu plus de délicatesse (lisez tendresse) qu'ils ne l'ont été dans certaines circonstances, (ne dévoilez pas les secrets de votre mariage) car des personnes bien intentionnées, (des