‹ Le dernier chant du cygne sur le tumulus du gallicanisme [microforme]Chapitre 2 sur 15 · CHRONIQUE RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

CHRONIQUE RELIGIEUSE

Quare fremuerunt, et meditati sunt inania ? Dominus irridebit eos.

On dit que le Cygne, sur le point de mourir, fait entendre son plus beau chant ; ainsi vient de faire le gallicanisme, de triste mémoire. Avant d’expirer, il a voulu faire enterdre son dernier chant, par l'organe vibrant de l’évêque d'Orléans, ce grand maître d’éloquence classique

La polémique, cette reine moderne. en donnant le coup de mort au gallicanisme, dans l’Univers, la Civilta cattolica, le Monde, etc., parait avoir inspiré ce dernier chant du Cygne gallican, chant plein de véhémence, d’indignation et d’amertume.

Sans doute, avant de commencer, lillustre chantre a dû se rappeler ce vers de son poëte favori

Infandum, Regina, jubes renovare dolorem !

C'était tout naturel : quand on donne le pas à Homère, Virgile, Ciceron sur St Augustin, St. Jean Chrysostôme, St. Bernard, etc., parce que le monde moderne ‘“ couvre de ridicule ” quiconque désire envoyer la jeunesse à la grande école de l'antiquité chrétienne de préférence à l’école payenne, il est tout naturel d’avoir d'abord à la pensée un passage de Virgile plutôt qu'un passage de St. Augustin, dans une discussion exclusivement chrétienne.

Votre chroniqueur pouvait:l ne pas tenir vos lecteurs au courant d’un évènement si important ? Pouvait-il ne pas leur faire part de ses impressions sur ce manifeste qui a le triste avantage de l'emporter sur le livre de Mgr. Maret, par l’agitation et le scandale qu’il cause dans la société chrétienne, et la joie qu’il répand dans le camp des ennemis de l’église ?

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