SCÈNE XI
Les Mêmes, PRUDENCE.
PRUDENCE, entrant du fond. *
• Voilà les habits de Monsieur.
VERPILLON.
Diable! beau drap! ça me parait cossu!
MÉDARD
Je ne serai pas aussiàmon aise quedansma veste! (Prudence prend la table, qui a servi au déjeuner, et va la porter au fond, à droite.)
VERPILLON **
Non! tu aurais l’air gauche et ridicule... Parce que tu ne sais pas porter ce, genre de vêtements... C’est encore un enseignement que je vais te donner! (il Ôte son habit et le pose sur le guéridon.) Regarde-moi bien !.. (il mot le paletot que Prudence vient d’apporter.)
MÉDARD
Vous mettez mon paletot?
VERPILLON.
C’est pour te montrer! (Marchant.; Hein! vois-tu !... On dirait qu’il est fait pour moi! j’y suis fort à l’aise!
MEDARD.
Oui! vous n’êtes pas gêné!... Maintenant, rendez-le moi! (u ôte sa veste.)
PRUDENCE, à Médard.
Il t’ira très-bien aussi.
VERPILLON.
Essaye d’abord le mieq, pour voir quelle tournure tu auras!
MÉDARD ***
C’est que le vôtre est râpé. . .
* Médard, Prudence, Verpillon.
** Médard, Verpillon, Prudence.
*’* Verpillon, Médard, Prudence,
VERPILLON.
Seulement pour voir la tournure 1 (il lui passa sou habit.) MÉDARD, l’ayant mis.
11 est trop large.
VERPILLO».
Quand tu auras l'habitude de le porter... je te rendrai celui-ci.
HËDARD.
Oh! mais non! je veux l’habit de Papa!
Il a raison !
HËDARD.
Donnez-le moi, ou j’cogne 1
VERPILLON.
Tais-toi, ou je te mets au pain et à l’eau!
ENSEMBLE
Air det Sept châteaux du Diable.
VERPILLON.
Gare à ma colère.
Méchant galopin!
Oui, de cette affaire Nous verrons la fin !
HËDARD.
Gare à ma colère...
Car je vais soudain Te donner, Macaire,
Le coup d’poing d’là lin 1
PRUDENCE
Calme la colère,
Qui te prend soudain I Car de cette affaire U faut voir la fin !
(Camusoau et Lucienne entrent par le fond.)