REED PRE ES
ince ;
Quand la trappe s’ouvrit, son choc dut retentir Avec un bruit lugubre en mainte conscience ;; Mais nul besoin d’avoir le don de prescience
« Pour savoir que, parmi les coupables, beaucoup Subiront de ce choc le fatal contrecoup.
Il aura son écho funèbre dans l'histoire ;
Elle fera subir un interrogatoire
Terrible, à ceux d’abord dont l’orgueil tout puissant Mit sur notre blason cette tache de sang ;
+ Puis à ceux-là surtout qui, par instinct servile, à Par froide convoitise ou par lâcheté vile,
* En permettant ce crime ont offert notre front “ Au stigmate brûlant d’un éternel aftront !
Ah ! nos nobles aïeux endormis sous la pierre
En s’éveillant ont dû refermer leur paupière,
Quand ils ont vu des fils, parjures à leur nom,
Les laisser souflleter sans oser dire nou.
Si leurs regards ont pu suivre ce drame sorbre,
Comme leurs cœurs si fiers ont dû saigner dans l'ombre ! Comme ils ont dû d’horreur vous maudire, hommes faux Qui pou: les opprimés dressez des échafauds !
Ah!tre blez ! ces grands morts, que trouble dans leurs tombes Le sang qui coule ainsi des chaudes hécatombes,
Ont des voix qui sauront remuer les vivants.
Les crimes ont toujours des effets dissolvants ;
Non, l’ère des martyrs n’est pas encor fermée ;
Tout vrai penseur le voit et le sent. La fumée
Des bûchers trop souvent sait propager le feu.
Tremblez, vous dontil’audace ose'ainsi tenter Disu ! Tremblez, bandits sans cœur dont la haineet la rage Préparent pour nos fils un avenir d'orage !
Celui dont le regard/gouverne l'univers
Avait, dans sa sagesse, à des peuples divers
Donné ce sol fécond en patrimoine libre,
L'esprit chrétien devait maintenir l’équilibre
Entre tous les enfants de ce commun berceau ;
Leur paix dure depuis cinquante ans ; l’abrisseau
Est devenu grand arbre, et couvre au loin la plaine ; Maiheur à ces serpents dont la néfaste haleine
Répand dans'ses rameaux les souffles empestés,
Des haines, des conflits et des rivalités ! »