ER RAR RAR RD D AR DD DA D DSL LRI ID ADDRESS R SEE RER
Luire un peu tous les jours au fond de son cachot ? Pour qu'un cœur souffre bien il faut le tenir chaud ; Il faut multiplier les plaisirs que l’on goûte ; Une belle agonie est superbe sans doute, Mais trois ou quatre, c’est un spectacle de rois. Lâches buveurs de sang ! pieds plats et fronts étroits ! Quand vous assouvissiez cette noble vengeance, Là-bas, près d’un foyer éteint par l'indigence, Que n’avez-vous aussi vu cette mère en pleurs, Ecrasée à genoux sous le'poids des douleurs, Cette épouse mourante, et, dans cette humble bière, Cet innocent d’un jour, mûr pour le cimetière ! Quelle scène pour vous, magnanimes vainqueurs ! Mais vous n'avez pas vu tout ce deuil, à grands cœurs ! Vous n'avez pu goûter le poignant de ce drame … Et la potence seule a réjoui votre âme !
Quel dommage! Ce fut un beau jour; le soleil Au loin s'était levé radieux;et vermeil;
Des reflets mordorés inondaient la prairie ; L'horizon flamboyait comme un ciel de féerie; Dans les lointains rosés, le vent des grands déserts Dormait silencieux dans le calme des airs ;
, Tout s'était revêtu d’un aspect grandiose ;
La nature semblait fêter l’apothéose
D'un héros malheureux, d'un saint et d’un martyr !