CE FUT UN PAUVRE HOMME
Les Coupables 39;
Au moment de clore ces lignes, il nous vient de
la France des rumeurs sourdes et persistantes
précurseurs d'une de ces surprises improbables, auxquelles les machinistes du drame révolutionnaire nous ont si bien habitué. On entrevoit le Retour de l'Empereur.
Cette éventualité ne dérange en rien nos appréciations et ne trouble nullement notre esprit. La France qui, autrefois, se disait assez riche pour payer sa gloire, est aujourd'hui assez malade pour se permettre les expérimentations désespérées. D'ailleurs, depuis 80 ans, en France, chaque régime nouveau a le talent et le privilège d'amnistier et souvent de faire regretter celui qu'il renverse. On croyait que le défunt avait atteint les dernières limites de l'ineptie ou de l'infamie; on s'était trompé, le nouveau venu trouve moyen de creuser plus bas !
A ce titre, nous croyons pouvoir assurer l'Empereur que, non-seulement il serait reçu en France, mais reçu triomphalement.
' Nous ne voyons donc^ quant à nous, rien d'étonnant à ce que le cycle iiapoléonien accomplisse la 'dernière phase de la légende et ressuscite les cent