‹ Le dernier jour de MissolonghiChapitre 18 sur 31 · DRY AN · texte numérisé non relu

DRY AN

Tu mens: ils sont tous aussi braves.

ACHMET

Eh bien , je l'ai fait prisonnier. J'ai saisi dans ses mains le fatal cimeterre.

DRYANIS.

Tu mens : si mes genoux n'avaient touché la terre...

TOCS, en riant.

Ah! le brave est tombé!

ROREB.

Le voyez-vous glissant ?. ...

lE TURC.

Dis-nous, était-ce en avançant?

KOREB.

Non, c'était en prenant la fuite.

DRYAMS.

Tais-toi, tais-toi, race maudite, Je n'ai glissé que sur ton sang.

ACHMET

A-t-on préparé les tortures?

Et mon autre captif, l'a-t-on immolé?

ROREB.

Non.

DRYAMS.

Quoi! je ne suis pas seul entre leurs mains impures? (Apercevant Chrys.!.)

Dieu! que vois-je? insensé! j'allais dire son noûil

(Ils se prennent la main en silence.)

A.CHMET, aux Turcs et aux Egyptiens.

Qu'avez-Yous donc fait, infidèles?

Vous laissez respirer un ennemi de Dieu, Et vous ne craignez pas qu'un océan de feu Engloutisse à jamais vos âmes criminelles! Point de trêve avec les rebelles, Avec les maudits du saint lieul Craignez cet air que leur souffle empoisonne , Craignez ce sol que leurs pieds vont souiller : Par des flots de leur sang il faut purifier Ce rivage flétri, la mer qui l'environne. Du livre des vivans Mahomet doit rayer Le croyant qui possède un glaive, et qui pardonne.

Nous t'attendions pour frapper ce chrétien, Pour te laisser jouir de ta conquête ; Nous n'osions pas disposer de ton bien.

ACHMET

Je ne l'ai pris que pour avoir sa tête. Allons, que l'instrument du supplice s'apprête.

(Quelques soldats s'éluignent.) A Koreb.

Toi, demande à ces furieux S'ils veulent abjurer leur croy2n;;e coupable.

PKYAXis, à Koreb, quis'approchc.

Ne m'approche pas , misérable :

Paile-t-on de l'enfer a la porte des cieux?

ROREB.

Grailla le pouvoir d'Achmet; il est grand.

DRYAMS.

Vil esclave Pour le ver qui rampe ici bas Chaque brin d'herbe est une eittrave ; Mais l'aigle qui s'envole est libre,

KOREB.

11 ne l'est pa? :

La flèche peut l'atteindre.

DRYANIS.

Achmet ! que peut-il faire ?

KOREB.

Il peut te mutiler long-temps.

DRYANIS.

Je souffrirais.

KOREB.

T'arracher cette langue.

DRYAXIS.

Eh bien! je me tairais.

Ajircs ?

KOREB.

D'un coup de cimeterre Il peut faire tomber ta tête.

DRYAMS.

Je mourrais.

Âpres ?

KOREB, à Achmet.

Il a raison, tu ne peux rien après.

(Il va au fond du théâtre.)

Voici Tahir Pacha.

(Tous les soldats se mettent sous les armes.)

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