SCÈNE V
(Musi4{ue militaire.)
Les Précédées, TAHIR, appuyé sur de x esclaves , précédé de son Déviclar [secrétaire) tenant un portefeuille.
(On lui présente une pipe. Silence général. Achmet hausse les épaules.) TAHIB.
Quelle heure est-il ?
ACHMET
Regarde :
Le soleil a franchi le uiiliQu de son cours.
TAHIR.
Ah! que les jours sont longs!
ACHMET
Veille t ils seront plus courts..
TAHIR.
Jeune homme, jeune homme, prends garde ;. ,1e n'aime pas ces insolens discours.
ACHMET
Mon maître est Ibrahim, et seul il peut ...
TADIB.
Arrête > Je n'ai qu'à dire un mot, je n'ai qu'à faire un vœu, Ibrahim, sur-le-champ, m'accorderait ta tète,
Aussi vrai qu'Allah seul est Dieu,
Que Mahomet est son prophète.
KOREB , d part.
Aussi vrai qu'un firman, scellé par un visir. Pourrait décapiter Ibrahim et Tahir; Aussi vrai qu'en signant le firman qui les tue , Le visir sent la corde à son cou suspendue; Aussi vrai qu'un sultan , l'ombre de Dieu —
Tais-toi.
ACHMET, à Koreb.
TAHIB.
Un Albanais plaisante devant moiî
Qu'on le chasse!
On le saisit.
KOREB. I
Seigneur, ma parole innocente...,
TAHIR.
Vingt-cinq coups de bâton !
KOREB.
Je vous jure —
TAHIR.
Cinquante!
(On l'enimcne.)
scÈr^'E VI..
liEs Pbécédens 5 excepté KOREB
TAHIR.
Eh bien î l'on s'est battu ce matin ?
ACB3IET.
A^GHMET.
Non.
Oui.
Long-temps
TAHIR.
Combien avons-nous risqué de combattans?
ACBMET.
Dix mille.
TAniR , à non Dévictar,
Écris cela: mais retranche six mille.
Combien de ces brigands sont sortis de la ville?
ACHMET
Trois mille.
TAHIR, au Dévictar,
31ets le double.
ACHMET
Et si notre Sultan, Lorsque nous enverrons leurs têtes au Divan, Nous dit : ce n'est pas tout n ous en comptiez bien d'autres, Où les prendre ?
( 49) TAHiR , au Dèvictar.
(A Aclmiet. ) Ecris donc. Nous enrerrons des nôtres.
DRYA^ÏIS.
Crois-tu qu'un ours féroce ail les traits d'un chrétien ?
TAHiR.
Qui parle?
ACnMLT.
Un prisonnier.
TAIilR.
Ah! des captifs!.... combien?
ACHMET
I)< ux.
TAHIR , nu Dévictar.
Mfls-en quatre-vingt.
DRYANIS.
Vil imposteur!....
ACHMïlT.
Silence!
TAHIi;.
Qui ïont-ils?
ACtlMI.T.
L'un à peine est dans l'adolescence , l'A ruiilrc est Dryanis.
TAHIR, rei^arfhaïc Dryanis.
Je ne le connais pas.
DRVAKIS.
Je le crois bien , jamais tu n'as vu les combats.
TAHIB.
Ces Grecs sont impudens !