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PREFACE

9B I.A PRBKlàHS AdITIO».

En mettant pour la première fois une préface en tète de mes œuvres , j'éprouve d'abord le besoin de remercier le public du bienveillant accueil qu'il a daigné faire à mes premières poésies. Ce volume parut sous les auspices de deux noms célèbres, et je ne me dissimule pas tout ce que la puissante recommandation de M. de Lamartine, tout ce que les pages brillantes de M. Alexandre Dumas m'ont valu auprès de mes lecteurs. Qu'ils en reçoivent publiquement aujourd'hui l'un et l'autre, l'expression de ma gratitude la plus vive^ la mieux sentie*

yi PREFACE.

Quelles que soient les croyances ou les opinions qui peuvent nous séparer, je leur serai éternellement lié, j'ose le dire, par quelque chose de plus encore que la reconnaissance. Grâces à eux; je puis être écouté sans trop de défaveur dans la manifestation de principes que je crois vrais, et pour lesquels je ne regarde la poésie que comme instrument^ comme moyen.

Les hommes de nos jours se partagent en deux écoles : les uns font intervenir Dieu dans la société^ et les autres Ten bannissent. C'est la nécessité de la révélation d'un côté ; c'est la raison humaine se suffisant à elle-même de l'aiitre. Ce conflit des intelligences n'est pas nouveau. Il se manifesta aux premiers jours de la création ; le serpent dit à Eve : « Goûtez du fruit de la science, et vous pourrez vous passer de Dieu. Ufut écouté ; et, dès ce moment, Adam reçut de son orgueil une assez large part de misère pour lui et toute sa postérité. Et puis» que l'occasion s'ofire de le dire en passant , il n'est pas d'autre explication satis&isante, ni même possible de l'énigme du mal. Celui qui

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