‹ Le dernier jour: poèmeChapitre 2 sur 19 · PRÉFACE. VU · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VU

en cherchent la tolutkm en dehors de cette donnée mourrait in£siillîblement à la peine.

Ce germe d'orgueil déposé dans Thumanité s'y développe de temps à autres, échauffé par la corruption des sens ; et connue noiis portons jusque dans notre chute les marques de notre primitive grandeur^ la logique, inhérente à l'esprit derhomme, le force, dès qu^il sent que tout en lui a dévié des règles divines, à se créer des vérités qui le justifient. C'est là la soiu:ce de toutes les fausses doctrines. Alors, selon le degré de notre perversité, nous cherchons à composer avec Dieu, ou nous le repoussons entièrement. Dans ce dernier cas, la raison descend jusqu'à se diviniser, Torguêil devient sàtanique et l'enfer a ses coudées franches sur la terre. Si quelques générations avaient pu douter de cette loi de progression dans le mal, cenedevrait pas être lanôtre: la Providence ne nous en a pas épargné l'épouvantable démons^ iiration.

D'effroyables tempêtes ont ravagé le monde

VIIl PRÉFACE.

social. Il est vrai que le calme a paru renaître^ mais nous sommes toujours sous l'influence des mêmes vents. Des secousses intermittentes nous avertissent que Dieu est encore absent.

Lliomme commande encore au nom de Fhomme et notre stupidité s'étonne de ne rencontrer que . tyrannie et rébellion, La raison qui doit obéir étant égale à celle qui commande, le conflit renaît toujours et vient tromperies combinaisons des hommes d'Ëtat les plus intelligents, s'il peut y avoir intelligence en dehors de celui qui en est la source.

Aussi, dans le cercle humain qu'elle a tracé autour d'elle et qui l'isole de Dieu, la société évoque en vain le sacrifice ; l'égoïsme seul répond. En vain l'industrie l'entoure de ses miracles, rien ne saurait guérir les misères de son intelligence^ ni combler le vide qu'elle ressent, et qui est la place de Dieu. Les sophistes ont beau £adre sonner à son oreille l'hymne du progrès, elle ne saurait se £aire illusion sur son état.

Eh! quel est l'homme de bonne foi qui^à

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