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V. — LA MARQUISE DE LA ROCIIE-BERTArD

La douleur de la baronne fut grande; mais comme c'était une âme à la fois simple et forte, une grande consolation lui fut olîerte par celle conviction que son mari était mort en faisant son devoir.

D'ailleurs, il lui restait à vivre pour sa mère et pour sa lille.

Demeurer à Paris avec la marquise, c'était s'exposer à mille dangers. La marquise avait un de ces caractères qui n'admettent aucune dissimulation, non point

par force d'ùme ou par conviction politique, mais parce que, née clans un certain milieu et élevée d'une certaine façon, il lui était impossible de cacher un seul instaiît ni sa naissance, ni ses opinions, ni ses haines, ni ses sympathies. Or, les temps devenaient de plus en plus orageux; le roi et la rciiie étaient au Temple; les massacres partiels continuaient dans les rues en attendant le massacre général qui couvait déjà. M. Guiîlotin venait enfin de faire homaiage à rassemblée législative de Tinstrument phiiantrophique qu'il avait eu le bonheur d'inventer : il était temps, comme on le voit, de quitter la France.

Mais quitter la France n'était pas chose facile. Les peines les plus sévères attendaient ceux qui tenlaieiit d'émigrer, et il ne fallait pas, en essayant de fuir un danger, se jeter dans un danger plus grand encore.

La marquise voulait tout conduire; elle parlait de berline, de chevaux de poste, de passe-poits impossibles qu'elle prétendait obtenir par la protection d'ambassadeurs étrangers qui, au nom de leurs souverains, forceraient bien, disait-elle, tous ses mananls-là de la laisser sortir, elle, sa iilie et sa pet:îe-fd!e. La baronne la supplia de lui laisser mener cette alTaire et à force de supplications, elle obtint de sa mère qu'elle ne se mêlerait de rien.

Ce fut donc elle qui diiigea tout.

Le baron avait une terre située entre Abbeville et Montreuil. Cette terre était délentée par un métayer dont les pères, depuis deux cents ans, avaient été fermiers des ancèties de AL de Marsilly. La baronne croyait à bon droit pouvoir compter sur ce brave homme. Kile lui envoya un vieux douiestique qui avait élevé le baron et qui depuis quarante ans était entré

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dans la famille; cet ancien serviteur, de peur de perquisitions, n'avait aucune instruction écrite, mais il avait reçu de la baronne ses instructions verbales, et il savait tout ce qu'il avait à dire.

La famille du fermier se composait justement de sa mère et de sa femme; il fut convenu qu'il viendrait à Paris et que la marquise et la baronne sortiraient de la capitale avec les habits et les passe-ports de ces deux paysannes.

Pendant ce temps, la baronne de Marsilly fit tous ses préparatifs de départ.

Il y avait à cette époque, oii tout le numéraire avait été converti en assignats, très-peu d'argent comptant, même dans les pins riches maisons; cependant la baronne parvint à réunir une vingtaine de mille francs qui, joints à quatre-vingt ou cent mille francs de diamants appartenant à la marquise, rassuraient d'avance les émigrantes sur leurs premiers besoins. D'ailleurs, chacun pensait que l'état de choses ne pouvait durer, et celte émigration, aux yeux mêmes des pessimistes, devait avoir son terme avant trois ou quatre années.

Les deux pauvres femmes s'occupèrent donc des préparatifs de leur départ.

Du côté de la baronne, ils ne furent pas longs, et se firent avec Tintelligente simplicité qui formait la base (le son caractère; mais il n'en fut pas ainsi de la part de la marquise. Sa fille, en passant dans son appartement, la trouva au milieu d'une multitude de caisses, de malles et de paquets suflisants pour encombrer trois foui'gons : elle n'avait voulu laisser aucune de ses robes , et elle emportait jusqu'à son linge de table.

— ^^a mère, lui dit la baronne en secouant trlste-

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ment la lête , vous vous donnez bien de la peine inutilement. Nous ne pourrons guère, afin de ne pas éveiller les soupçons, emporter que la robe que nous aurons sur nous, et, quant au linge, un seul de vos mouchoirs brodés et à dentelles suffirait pour nous faire reconnaître et arrêter. — Mais cependant, ma chère, dit la marquise, nous ne pouvons pas nous en aller sans être vêtues. — Oui, ma mère, vous avez raison, répondit la baronne avec son inaltérable douceur; mais nous ne nous en irons qu'à la condition d'être vêtues de choses simples et en harmonie avec notre état apparent. N'oubliez pas, ajouta -t- elle en essayant de sourire, que nous sommes des paysannes, mère et femme de paysan ; que vous vous nommez Gervaise Arnoultet moi Catherine Payot. — Oh! quel temps! mon Dieu! quel temps! murmura la marquise, et que , si Sa Majesté avait , dès le premier moment, réprimé les abus, fait pendre M. Necker et fusiller M. de Lafayette, nous n'en serions pas où nous en sommes! — Songez à des infortunes plus grandes que la nôtre encore, ma mère, et que cette comparaison vous donne de la patience. Songez au roi et à la reine prisonniers au Temple, songez au pauvre petit dauphin, et ayez pitié, sinon de nous, mais du moins de Cécile qui, si elle nous perdait, resterait orpheline.

C'étaient là de trop bonnes raisons pour que la marquise ne s'y rendît point, mais elle ne s'y rendit qu'en soupirant. La marquise était née dans le luxe; elle s'était habituée à y vivre; elle comptait y mourir, et les choses supertlues surtout lui étaient devenues d'absolue nécessité.

Mais ce fut bien pis lorsque la baronne lui remit sa part du linge qu'elle venait de faire faire, et qui,

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sans être tout à fait grossier était cependant bien rude auprès de la^toile de Hongrie et de la batiste dont elle usait habituellement : les chemises surtout Texaspérèrent, et elle déclara qu'elle ne porterait jamais de pareil linge, tout au plus bon pour des manants.

— Hélas! ma mère, répondit tristement la baronne, bien heureuses si, pendant huit jours, nous parvenons à faire croire que nous appartenons à cette classe que vous méprisez tant, et qui, aujourd'hui, est toutepuissante. — Mais cela ne durera pas! s'écria la marquise; j'espère bien que cela ne durera pas! — Et moi aussi, ma mère, je l'espère : mais cela est ainsi, et, si vous le voulez, en attendant le jour de notre départ, je porterai le linge qui vous est destiné, afin d'en user la première rudesse.

Cette proposition de la baronne toucha la marquise, dont le cœur était excellent au fond, au point qu'elle consentit à tout, et il fut arrêté qu'aux nombreux sacrifices qu'elle avait déjà faits, elle joindrait ce dernier sacrifice, qui était pour elle, à ce qu'elle affirmait, le plus pénible de tous.

Sur ces entrefaites le fermier, sa mère et sa femme arrivèrent: la baronne les reçut comme des gens qui venaient lui sauver la vie, et la marquise, comme des gens h qui elle voulait bien faire l'honneur de devoir Ja sienne.

Outre les vêtements qu'ils avaient sur eux, ils apportaient leurs plus beaux habits, leurs habits des dimanches : ceux-là étaient pour la bafonne et pour la inarquise.

Heureusement, à peu de chose près, les tailles étaient les mêmes. Le soir même de l'arrivée, on barricada les

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portes, on ferma les volels et l'on fit l'essai des costumes.

La baronne se prêta à merveille aux incommodités relatives de ses nouveaux vêtements, mais la marquise éc-ata en plaintes : le bonnet ne tenait pas sur sa tète, ies sabots lui faisaient mal aux pieds, et les ouvertures de ses poches n'étaient pas à la même place.

La baronne lui donna le conseil de garder ces habits jusqu'au moment du départ, afin de s'y habituer. ]\]ais la marquise répondit qu'elle aimerait mieux mourir que de porter de pareilles nippes une heure de plus que le temps strictement nécessaire.

Le départ fut fixé au surlendemain.

Pendant ce temps, Catherine Pavot confectionna à la petite Cécile un costume complet; l'enfant était charmante sous ses nouveaux habits et surtout enchantée : le changement est le bonheur de l'enfance.

La veille du départ, Pierre Durand s'occupa de faire viser son passe-port. La chose fit moins de difficultés qu'on ne s'y attendait ; il était entré avec sa mère, sa femme, sa charrette et son cheval; il sortait cinq jours après, avec sa mère, sa femme, sa charrette et son cheval, il n'y avait trop rien à dire. On avait bien songé à faire ajouter l'enfant aux personnes inscrites, mais on craignit que cette adjonction n'éveillât les soupçons des municipaux, et, après mûre délibération, il fut convenu qu'on n'en parlerait même pas.

Le lendemain malin, à cinq heures, la petite carriole, tout attelée, était dans la cour de l'hôtel. La marquise, habituée à se mettre au lit à deux heures et à se lever à nîidi, avait préféré ne pas se coucher; la baronne, de son côté, avait passé la nuit à coudre de l'or dans son corset et des diamants dans les remplis de la robe de la petite Cécile.

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A cinq heures, la baronne entra chez sa mère et la trouva prête; seulement elle avait conservé, toute vêtue en paysanne qu'elle était, des boutons de diamants à ses oreilles et une magnifique énieraude à son doigt; on eut dit qu'elle allait à quelque bal masqué etqu'elle avait pris toutes ses précautions pour que l'on vît bien que ce n'était qu'un déguisement.

Après une légère discussion, ia baronne obtint d'elle qu'elle ôtât ses boucles d'oreilles et sa bague, opération qui ne s'accomplit point sans que la marquise poussât de profonds soupirs.

niais, où fut la véritable lutte, ce fut lorsqu'il s'agit de monter dans la carriole : la marquise n'avait pas encore vu le véhicule destiné à la transporter hors de France, et elle s'était fait l'idée de quelque chose comme un remise ou comme un fiacre tout au plus. A la vue de la carriole, elle demeura anéantie. Cependant, comme les grandes, circonstances amènent les grandes résolutions, la marquise fit sur elle un violent et dernier effort, et monta dans la carriole.

La baronne pleurait silencieusement en quittant son hûtel où elle avait été si heureuse, ses gens qui l'avaient si bien servie, et les bonnes paysannes qui lui donnaient une si grande preuve de dévouement.

Quant à la petite Cécile, elle ne faisait que répéter :

— }>'ais où est donc papa, et pourquoi ne part-il pas avec nous?

Tout alla bien jusqu'à la barrière Saint-Denis; mais à la barrière Saint-Denis eut lieu la scène que nons avons racontée et qui, au lieu de tourner au pis, comme on l'avait cru d'abord, eut des résultats si heureux pour la pauvre famille émigrante.

En effet, comme l'avait prévu le bon municipal, grâce

à leur nouveau passe-port, plus en règle que l'ancien , on fit peu de diflicultés aux voyageurs; d'ailleurs, pour plus de sécurité, ils ne s'arrêtèrent, comme cela convenait à des gens de leur condition apparente , que dans de petites auberges de village. Le cheval était bon et faisait ses douze lieues par jour, de sorte que, dans la nuit du sixième jour, les fugitifs étaient à Boulogne.

En passant à Abbeville , Pierre Durand avait fait viser son passeport pour continuer sa route.

]\ous passons sous silence les plaintes de la marquise, quand il lui fallut coucher dans des draps d'auberge et brûler de la chandelle.

La baronne supporta toutes ces boutades aristocratiques avec son angélique douceur.

Quant à la petite Cécile, elle était enchantée : elle voyait des arbres, des fleurs et des champs. Les enfants sont comme les oiseaux et n'en demandent pas davantage.

On arriva pendant la nuit à Boulogne, et on descendit à l'hôtel de France, dans la rue de Paris.

L'hôtel était tenu par madame Ambron, royaliste^u fond de l'àme, et dont la baronne avait pris l'adresse comme celle d'une femme sur laquelle on peut compter. En effet, à peine la baronne se fut-elle ouverte à elle, que son hôtesse lui répondit de tout, et lui promit que dès la nuit du lendemain, si le vent était bon, elle partirait pour l'Angleterre.

Puis elle donna aux voyageuses d'humbles chambres comme cela convenait à des paysannes, mais d'une propreté si remarquable, que la marquise elle-même fit momentanément trêve aux soupirs qu'elle n'avait cessé de pousser depuis qu'elle avait quitté son hôtel.

En effet, le iendemaiii matin, Riadame Ambron, qui avait des relations avec tous les mariniers de la côte, lit prix avec le patron d'un petit sloop, lequel, pour la somme de cent louis, s'engagea à conduire les tiois fugitives à Douvres.

Toute la journée, les yeux de la baronne demeurèrent fixés sur une girouelte qui se trouvait en face de ses fenêtres. Le vent était contraire, et déjà depuis cinq ou six jours souillait obstinément du même côté. Mais comme si Dieu, jugeant la pauvre famille suffisamment éprouvée par la perte de son chef, la regardait enfin en pitié, vers le soir la girouette tourna, et l'hôtesse entra toute joyeuse, pour dire à la baronne de se tenir prête à partir avant le fermeture des barrières.

En effet, à cinq heures, la marquise, la baronne et la petite Cécile reprirent place dans la carriole, et Pierre Durand sur le brancard. Comme s'ils jetouriiaient à Montreuil, et surtout grâce au nouveau visa, ils sortirent sans difficulté. Mais, à une demi-lieue de la ville, on prit un chemin de tiaverse qui conduisait à une petite maison de campagne qu'avait achetée madame Ambron, et qui était située à un quart de lieue de la mer. C'était ordinairement à cette maison que, grâce au procédé qu'à son tour venait d'employer la baronne, on venait prendre les voyageurs qui désiraient passer en Angleterre.

Madame Ambron avait voulu cette fois s'y trouver elle-même; ce fut donc cette digne femme qui reçut, à leur arrivée, la baronne, sa mère et sa fille; il était dix heures du soir, on attendit jusqu'à minuit.

A minuit, on frappa à la porte c'était le patron du sloop en personne. Selon les conventions faites, la ba-

ronnelui paya cinquante louis à l'avance, les cinquante autres devaient lui être payés en mettant le pied sur la côte d'Angleterre.

Les deux femmes s'enveloppèrent dans leurs pelisses; madame Ambron se charrrea de soutenir la marquise, à qui cette demi-lieue faite à pied et au milieu de la nuit causait une mortelle terreur; Pierre Durand prit la petite Cécile dans ses bras, et l'on partit.

A mesure qu'on avançait, on entendait la mer qui se brisait le long de la côte avec ce long et triste mm'mure qui semble la respiration de l'Océan. La marquise frissonnait à l'idée de s'embarquer ainsi sur une petite chaloupe et parlait de rester cachée en province.

De temps en temps la baronne regardait la petite Cécile qui s'était endormie dans les bras du feruùer, et, sans mot dire, essuyait une larme.

On arriva au bord de la falaise : il fallait descendre. On ne voyait rien qu'une espèce de muraille taillée à pic; îa marquise jeta de grands cris.

Un petit chemin large de deux pieds rampait le long de cette mui-aille; la baronne reprit sa fiile des bras de Pierre Durand et s'y engagea la première; madame Ambron la suivit en se retenant à la main du fermier, la marquise ferma la marche, soutenue par le patron.

On arriva sur le galet.

La baronne eut un inslant de terreur. Aussi loin que la vue pouvait s'étendre, on n'apercevait ni hommes r.i barque; mais le patron fit entendre un coup de sif- Wei et l'on vit apparaître un point noir qui grossit en s'approchani; c'était un canot et deux rameurs.

Madame de Marsilly se retourna une dernière fois pour remercier madame Ambron et dire un dernier

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adieu à Pierre Durand : elle trouva le brave fermier tournant son chapeau entre ses mains, avec l'air évidemment embarrassé d'un homme qui voudrait parler et qui n'ose le faire.

— Vous avez quelque chose à me dire, mon ami? demanda la baronne. — Pardon excuse, madame la baronne, dit Pierre Durand, car ça n'est pas à moi de me mêler de vos affaires. — Dites toujours, mon cher Pierre, tout ce que vous me direz sera bien reçu. — Je voulais donc dire, madame la baronne, continua Pierre, qu'en partant comme cela au moment où vous vous en doutez le moins et pour un pays aussi cher que l'Angleterre, sans savoir combien de temps vous y resterez... — Eh bien? dit la baronne, voyant que Pierre hésitait de nouveau. — Eh bien! madame la baronne, continua le fermier, n'a peut-être pas réuni tous les fonds qui lui sont nécessaires? — Pierre, mon ami, dit la baronne en lui serrant la main, je vous comprends.— Et, continua Pierre, si madame la baronne... comme nous avons encore six ans de bail et que, j'espère bien, madame la baronne nous le renouvellera; je dis donc que si madame la baronne voulait nous permettre de lui donner d'avance deux années de fermages... outre que ça nous rendrait service, attendu que les brigands pourraient bien nous piller cet argentlà, et qu'il serait plus en sûreté dans les mains de madame la baronne que dans les nôtres... Enfin, en acceptant ces dix mille francs, madame la baronne nous ferait bien plaisir. Les voilà dans un petit sac et tout en vieux louis. Oh! madame peut les prendre de confiance, il n'y en a pas un de rogné. — Oui, mon ami, oui, j'accepte, dit la baronne; nous nous reverrons dans des temps plus heureux, et, soyez tranquille.

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Pierre, je n'oublierai pas votre dévouement. — Allons, en barque, en barque! cria le patron; un douanier qui s'aviserait par hasard de faire sa ronde, et nous serions tlambés, voyez-vous.

La recommandation était juste. La baronne serra une dernière fois de sa main fine et blanclie la grosse main calleuse de Picrie Durand; elle embrassa madame Arnbron et sauta dans la barque où l'attendaient déjà la marquise et Cécile.

En ce moment on entendit une voix qui criait:

— Qui vive? — Au large, dit le patron, et nageons, enfants, nageons vivement.

Et lui-même, tout en sautant dans la barque, la lança d'un coup de pied en mer.

Dix minutes après on était à bord du sloop, et le lendemain au matin les trois fugitives débarquaient à Douvres.

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