RAYMOND, JEANNE
Au lever du rideau, Raymond, en costume de campagne assez négligé, est couché sur le divan et dort très-haut. Jeanne, en peignoir du matin, assise devant son mélierà bmder, regarde, Taiguille levée, son mari qui sommeille.
JEANNE, repoussant avec humeur sa tapisserie. Encore I oh 1 c'est trop fort I
R\T|iOND, se réveillant en sursaut.
Hein?
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JBANNR.
Pardon, mon ami, Je vous ai réveillé; vous étiez endormi?
RAYMOND
Non... je... réfléchissais.
JEANNE
Je voudrais vous distraire.
Vous vous ennuyez ?
RAYMOND^ bâillant.
Moi! pas du tout... au contraire.
Bien sûr?
RAYMOND
Parbleu 1 cela se peut-il autrement?
Notre vie est si gaie ici... vrai, c'est charmant 1 D'abord, nous nous levons, et, comme d^aventure. Nous allons tous les deux admirer la nature ; Bien 1 Nous déjeunons, mieux ! Après le déjeuner, Retour à la nature encor... jusqu'au dîner.
Le soir^ à la nature enfin nouvelle pose.
JEANNE
Mais...
RAYMOND
Mais le lendemain, ohl c'est bien autre chose! D'abord^ nous nous levons^ et^ tous deux, pour changer. Nous allons admirer...
JEANNE
EnfiDj pour abréger^ Vous ne m'aimez plus?
RAYMOND
La, la, toujours à l'extiemo! *
(il bâille.)
On peut aimer beaucoup et bâiller. .. beaucoup môme.