‹ Le dernier quartier: comédie en deux actes en versChapitre 3 sur 40 · RAYMOND, JEANNE · texte numérisé non relu

RAYMOND, JEANNE

Au lever du rideau, Raymond, en costume de campagne assez négligé, est couché sur le divan et dort très-haut. Jeanne, en peignoir du matin, assise devant son mélierà bmder, regarde, Taiguille levée, son mari qui sommeille.

JEANNE, repoussant avec humeur sa tapisserie. Encore I oh 1 c'est trop fort I

R\T|iOND, se réveillant en sursaut.

Hein?

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JBANNR.

Pardon, mon ami, Je vous ai réveillé; vous étiez endormi?

RAYMOND

Non... je... réfléchissais.

JEANNE

Je voudrais vous distraire.

Vous vous ennuyez ?

RAYMOND^ bâillant.

Moi! pas du tout... au contraire.

Bien sûr?

RAYMOND

Parbleu 1 cela se peut-il autrement?

Notre vie est si gaie ici... vrai, c'est charmant 1 D'abord, nous nous levons, et, comme d^aventure. Nous allons tous les deux admirer la nature ; Bien 1 Nous déjeunons, mieux ! Après le déjeuner, Retour à la nature encor... jusqu'au dîner.

Le soir^ à la nature enfin nouvelle pose.

JEANNE

Mais...

RAYMOND

Mais le lendemain, ohl c'est bien autre chose! D'abord^ nous nous levons^ et^ tous deux, pour changer. Nous allons admirer...

JEANNE

EnfiDj pour abréger^ Vous ne m'aimez plus?

RAYMOND

La, la, toujours à l'extiemo! *

(il bâille.)

On peut aimer beaucoup et bâiller. .. beaucoup môme.

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