‹ Le dernier quartier: comédie en deux actes en versChapitre 31 sur 40 · RAYMOND, JEANNE · texte numérisé non relu

RAYMOND, JEANNE

RAYMOND, agité sans voir Jeanne.

Et par un tdnori... oh!

(il s'assied à ganehe.) JEANNE, k part> l'ayant snivi de Vœil.

Quelque chose Tirrite.

Bon ! tant mieux! j'obtiendrai ce que je veux plus vite.

RAYMOND, apercevant Jeanne* Quoi ! Marien n'est plus là?

JEANNE, à part.

(Haat.)

Ferme ! Non, monsieur, non.

RAYMOND, k lui-même.

Ohl sitôt oublié, cela n'a pas de nom!

Elle n'a pas môme eu la mémoire des dates.

Les hommes ont raison : les femmes sont ingrates!

(Haot.)

Il est allé sans doute écrire savez-vous?

JEANNE, toujours sèchement.

Non ; d ailleurs, cela m*est fort égal^ entre nous,

(A part.) Fort égal 1 Je me sens un peu peur tout de môme.

RAYMOND, rê?ant.

Étrange sentiment! ce n'est pas que jo Taime, Non ! c'est que j'entends, là, râler mon souvenir I

(Hant.) Biais il vous a bien dit qu'il allait revenir?

JEANNE, toujours plus aigre.

Il peut bien, s'il le veut, reprendre son voyage,

(A part.) Ce n'est certe pas moi qui le retiens. Courage f

RAYMOND^ à part.

S*il n'était pas venu tout m'apprendre, en effet, J'aurais l'illusion au moins! Il eût mieux fait. Cet idiot de maril... C'est vrai, je me rappelle Qu'à la fin ce Brenti venait souvent chez elle.

JRANNE, àpart en le regardant.

Il ne va pas du tout! mais moi^ qui me souviens, Par bonheur, par bonheur! J'ai mes petits moyens! Sans doute ce monsieur rôve à sa Caroline.

(Elle m.) Je vais le réveiller. « Le lac, de Lamartine, Tome deux, page treize... » et l'efifet de ce soir, Celui de ce matin peut le faire prévoir.

(Elle lit sans rbythme ni intcniioQs, les yeux fixés sur son mari qui demenre immobile et rê?eur8ur le divan.) « Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour... »

(Raymond reste muet; elle s'arrête.) Quoi l pas un mot! pas môme un signe de colère I 11 n'entend pus.

(Elle reprend avec plus de force, mais sans mesnre.)

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