ACTE PREMIER
RAYMOND
Mais, dame!
(Il bondit au piano et enlèye le second morceau que Jeanne veut jouer )
Alit mon Dieu! pas cela!
Les chansons de couvent I la romance expurgée Ad usum piiellcBy revue et corrigée, (mil.)
Si vous croyez que je vais dire
Qui j'ose estimer!
Je ne saurais pour un empire Le confesser!
Non, vois-tu^ j*aime mieux abandonner la place, Tant cette hypocrisie en musique m'agace!
Du coup j*y renonce.
(Elle ferme son piano arec TÎolenee; la potiche <iiii est dessus s'ébranle, elle la retient.)
Ah!
RAYMOND, se précipite yers elle, lui prend brusquement la potiche des mains et, la replaçant sur le piano.
Faites attention.
Ma chère! plus de calme et moins de passion.
JEANNE
Oh ! monsieur!
RAYMOND
Oui, pardon, je retire la phrase.
Mais aussi vous savez que je tiens à ce vase, Le seul restant de deux...
JEANNE, scehement.
Si je Tavais cas?(*.
Peut-être m'auriez -vous frappée aussi, qui sait?
BÂTVOND.
Moi!
7BAMNE.
Gomme Hortense, hier, quand elle a cassé l'autre. Pauvre enfant 1
Ehl tant pisl on n'est pas un apôtre, Un saint!
JEANNE
Une femme, oh!
RAYUOND.
Cela peut échapper...
Puis, donner un petit... soufflet, n*est pas frapper.
JEANNE
Vous teniez à ces pots?
RAYMOND
Comme à mes deux prunelles.
L'imbécile me casse, on me crève une d'elles. Ma foi!...
JEANNE
Pour chérir tant ce fragile... tesson, II faut qu'il soit du temps que vous étiez c arçon.
RAYMOND
Il se peut. En tout cas, ce que j'ai fait me vexe, Mais un valet qui casse est un être sans sexe.
JEANNE
Sans doute un souvenir de quelque ancien amour? — Oh 1 je ne me plains pas ! chacune à notre tour.
RAYMOND, s'approchant d'elle.
Jeanne?