PORTRAIT DE LA MARQUISE DU CHATELET
Ces quatrains, c'est ainsi que M. de Beaufeu désignait ces stances , sont demeurés tout un siècle au château de Beaufeu , dans des papiers cotés et paraphés par les notaires. Celui qui les possède aujourd'hui les croyait connus de tout le monde. II écrivait, quand il en donna une copie : « J'avais bien les œuvres de Voltaire , mais je n ai jamais eu la curiosité de feuilleter la Correspondance ou les Poésies pour retrouver ces vers. »
Ces stances sont de 1734 ou de 1735, si nous jugeons bien. Étaient-elles adressées à Cideville, à Voisenon, ou à Faïeul de M. de Beaufeu? Peut-être étaient-elles détachées d'une lettre, comme la plupart des petits vers de Voltaire écrits au courant de la plume.
II y a une variante pour la douzième strophe , qui semble d'une autre écriture :
L'amour, hélas! c'est un beau thème Que je ne fais plus qu'à moitié.
Je ne traduis aujourd'hui : j'aime.
Que par ce seul mot : amitié.