‹ Le dernier volume des ouevres de VoltaireChapitre 9 sur 103 · ACTE 1, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE II

LE CHEVALIER

En6n, lu as procuré ce parli à monsieur le comte, c'est fort bien fait, que t'en revient-il?

UABADDIN.

Ahl il me traite indignement; il s'imagine que son mérite tout seul a fait ce mariage, et son avarice venant à l'appui de sa vanité, il me paye fort mal pour l'avoir trop bien servi. J'en demande pardon à monsieur son frère, mais monsieur le comte est presque aussi avare que fat; vous n'êtes ni l'un ni l'autre, et si vous aviez son bien, vous feriez....

LE CHEVALIER

Oh! oui, je ferais de très-belles choses; mais n'ayant rien, je ne puis rien faire que me désespérer et te prier de.... Ahl j'entends un bruit extravagant dans cette hôtellerie; je vois arriver des chevaux, des chaises, des postillons en argent et des laquais en or : c'est mon frère, sans doute. Quel brillant équipage! et quelle différence la fortune met entre les hommes! Ses valets vont bien me mépriser I

UARAUDIN.

C'est selon que monsieur vous traitera. Les valets ne sont pas d'une autre espèce que les courtisans; ils sont les singes de leur maître.

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