LES MALADIES
Les ascendants de Beethoven étaient pour la plupart alcooliques ou bacillaires et comme l'a dit le Doeteur Wawruch « Sedebat et bibebat ».
Cette fatale hérédité et son laisser-aller devant les boissons spiritueuses devaient léser l'organe noble de la défense de l'économie.
Beethoven mourut le 16 mars 1827, à 57 ans, des suites d’une cirrhose atrophique de Laennec.
Le « Sedebat et bibebat » de Wawruch souleva dès sa connaissance des cris de protestation chez beaucoup d'amis du grand compositeur. Schindler entre autres dit ne l'avoir jamais vu pris de boisson, La raison n'est pas suffisante, Tel souvent n'est jamais pris de vin qui demeure le plus ivrogne du monde, Certes Beethoven n'était pas un ivrogne au sens péjoratif du mot, I ne buvait jamais à rouler au ruisseau, mais il buvait et maintes relations l'affirment, Deux médecins lui défendirent à maintes reprises l'usage de l'alcool auquel il demandait des forces el la facilité du travail.
Wawruch le visitant (« Aerzlicher Ruckblick.. » Wiener Zeitschrift, AS24) affirme une affection du foie et lui interdit de boire des boissons alcoolisées, En 1825 le Docteur Braumhoffer lui faisait les mêmes recommandations.
EU
Les commentateurs contemporains ont des avis partagés: Chantavoine adimet son intempérance, mais Victor Wilder s'élève avec force contre ce reproche. Mais pourtant, il ajoute : « Dans ses dernières années, après le labeur quotidien, il avait pris l'habitude d'aller vider une chope avec les camarades, à la place du
marché, dans un cabaret existant encore, et portant
toujours le nom de Zehrgarten, sous lequel il était connu dès cette époque. (Vie. Wilder, Beethoven, p. 63.) D'ailleurs les rares amis qui ne craignaient point la vindicte du maître lui firent souvent de vifs reproches.
Quels sont donc ces fameux conseils dont parle
Beethoven dans une lettre à Nicolas Zmeskall de Domanovecz el qu'il recevait si mal?
Enfin les cahiers de conversation (IS20) relatent la visite d'une vieille connaissance, « Là, nous avons bien des fois musiqué, soupé et punehé, Là aussi, écrivit Beethoven à son visiteur, votre Excellence a daigné me féliciter sur mon talent d'accomeoder un bol. »