CHARLES VAN BEETHOVEN
Le
Les recherches sur la famille Van Beethoven el leur origine offrent de l'intérêt dans cette étude, si l'on est assuré d'y trouver soit la {are héréditaire, soit la diathèse, soit les traits de caractère transmis indélébiles et susceptibles d'avoir provoqué la dégénérescence de cerveaux précédemment normaux.
Selon Léon de Burbure d'Anvers, c'est entre la Dyle et le ruisseau de la Senne, qu'il faut rechercher le berceau de la famille dont on trouve des traces depuis le XVIe siècle.
Leur nom est mentionné sur les registres de Rotselaar, Leefdael et Berthem.
C'étaient de modestes cultivateurs flamands, des paysans frustes, robustes, économes et travailleurs.
Sans aller jusqu'à retrouver dans Beethoven les caractères ancestraux, comme le veulent Romain Rolland, qui n'est pourtant pas suspect de nationalisme, et Victor Wilder (1), on ne peut nier que le maître v ait puisé sa stature et son endurance à la douleur.
Cependant les quelques qualités physiques que pouvaient lui apporter la race flamande furent submergées, noyées par le flot morbide des parents de race allemande.
Si l’on ne craignait de pousser jusqu'au paradoxe une lelle analyse, il faudrait supposer que les terrains maternel et paternel, détenteurs à eux deux des plus grandes causes de dégénerescence: l'alcoolisme et la
(4) 1 semble que, par un de ces mystérieux caprices de la génération, toute la “force intellectuelle de la vieille famille flamande, qui s'était concentrée dans Louis Van Beethoven, le vieux, ait passé par dessus sa tête (du père) pour aller s'épanouir dans le vaste génie de Louis Van Beethoven, le jeune, (Vicror WiLvEer, Beethoven, p, 14.)
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tuberculose furent la condition nécessaire au développement sur cette crasse de race du plus formidable génie humain.
Cette hypothèse ne cadre pas avec les idées de ce siècle où la sante physique prend dans l'éducation une place de plus en plus large. L’adage ancien : Mens sana in corpore sano est toujours vrai pour les médiocres, pour ceux qui tiennent le juste milieu, mais il n’est pas fait pour les intelligences d'exception dont la naissance exige un terrain propice et des facteurs de recrudescence.
Jusqu'à maintenant l'histoire semble prouver que seules les {ares ou les douleurs en sont les principaux éléments.
Sans nous étendre davantage sur cette apparition des génies de l'espèce humaine, après avoir supposé l'intervention de germes anormaux et pour la plupart pathologiques: il est curieux de constater que les races humaines semblent vivre et s'épuiser et que les intelligences d'exception choisissent pour éclore l'époque où cette race est à son apogée; c'est l'époque des grandes qualités, des hautes vertus et de la matière où germera sous la poussée morbide la nouvelle énergie.
Pour éclairer par l'exemple, Loute race possède un siècle le long duquel s'essaiment de grands cerveaux.
A sa suile, épuisée sans doute par cel effort, la race se tait, s'éteint ou s'assimile, Ainsi le siècle de Périclès, le siècle d'Auguste, le siècle de Louis XIV pour choisir parmi les plus connus,
Le trisaieul Guillaume Van Beethoven eut à Anvers un commerce de vins, El par goût où par nécessité de la profession, il fut, sans aucun doule la victime des