‹ Le désert et le SudanChapitre 13 sur 43 · DE LA BARBARIE · texte numérisé non relu

DE LA BARBARIE

MiillM le b larbark.— Nvlsktt les peiflcs barbares. ~ Aialotks qii lerreiC le base lo leirc. — lifliraca |ii caracttrisnt Vaifkat, — U saovage, coiAfioiis de soi déTcloppcaeit. — U Munade , soi lidêpeidasre. ^ U barbare colaiisé , ses fnvh. — fiierrrs des barbares et les Kwades. — Gierres faTorables ec cMtralres ai déTeliffeien de I*Nwitté.- Marche de ridfte reUHeBC.

Avant de passer à l*étude spéciale des populations arabes et noires du Soudan y il me sera permis d'exposer rapidement quelques principes généraux qui me semblent être la succincte analyse des lois qui président au développement de Thumanité.

Pour comprendre et décrire ses transformations successives il n'est pas nécessaire d'en avoir suivi

96 CONSIDÉIUTIONS) ÉTUDES ^ ETC.

pour une même race toutes les phases ; on pourrait à la rigueur se passer de feuilleter l'histoire. La géographie, la connaissance du monde actuel, sont la clef de celte histoire. A l'aide des faits contemporains il nous est facile de reconstruire le passé , d'entrevoir même l'avenir. En effel, si, placés dans les circonstances les plus favorables , quelques peuples ont atteint un haut degré des civilisation, il en est d'autres qui, arrêtés sur la même route, nous offrent l'image exacte des fdœurs de nos aïeux , tandis que le tableau des nôtres fournit le modèle que leurs descendants s'efforceront d'imiter. Les comparaisons ne manqueraient pas. L'étude du ciel remonte à peine à quelque mille ans , l'observation sérieuse est bien plus récente; nos asfronomes n'ignorent cependant pas comment se forment et s'accroissent les mondes, comment les soleils s'allument et comment ils s'éteignent : pour suivre ces périodes diverses, dont chacune exige des milliers d'années, il leur suffit d'arrêter un instant leurs regards sur quelques nébuleuses : ici un monde se forme, là un monde s'efface. Ainsi se sont formés tous les mondes , c'est ainsi qu'ils périront tous.

Partout de mêmes lois produisent des faits pareils, partout les mêmes causes engendrent les mêmes effets. L'humanité est comme une famille dont malgré quelques différences légères , plus spécieuses même que réelles, tous les membres se ressemblent, ont le même corps et les mêmes besoins, le même esprit et les mêmes tendances. Ne nous étonnons donc point si nous trouvons, aux antipodes Tun de l'autre, deux

Page 1