RE, CLARY, DURIMEL, ^ VALCOURT
COURT, les surprenant.
Pas mal, —pas mal, pour un Allemand. En vérité, Je ne Taurois jamais cru.
Mad. L U Z £ R B, Oh 1 ciel, protège- le.
Mais , Madame , c'est donc pour me jouer qu'an de relègue aux antipodes, là- bas au bout du monde. Ah L.. Vous me rendrez méchant , je vous en avertis. J'ai ambitionné Thonneur d'être votre voisin, et vous me traitez aussi cruellement \ c'est mal. ^ Voilà donc monsieur l'épouseur.... Mais il n'a pas l'air si germanique; il n'est pas trop m<il toprné: je commence même à lecioire dangereux. — Sérieusement, voudrois' tu te rendre mon rival? tu n'y gagnerois rien ; va, mon ami, on ne tient pas contre mes pareils.
Mad. L u z E R E.
Vous m'étonnez. Monsieur ; *-. javots cru quVm Français ne savoit dire que des choses honnêtes; pde grâce ^ laissez-rnous ; vous avez votre apparte» ment, c'est pour vous y reposer.
DRAME. jif
Valcourt.
CVst dans le cœur de cette aimable enfant, dans ce joli petit cœur que nous voulons faire retraite ; noMs ne prendrons plus désormais d'autre asile, et BOUS y logerons malgré vous , sévère maman. ( à CLiry, ) Iicomparable, vous voye^ un homme idolâtre de vos attraits; et si j'avais une couronne ^ ce seroit pour en orner ce front charmant. • • . ( // vt'ue lui dérober un baiser^ Clary se retire entre sa mère et Durimel, )
Màd. L U Z E R E.
Monsieur , vous vous oubliez. . . .
Val COURT, à Durimel qui le fixe.
Que fais-tu là avec tes deux gros yeux fixés sa» moi.
Durimel, froiderrunt.
Ne me faites pas répondre.
Valcourt.
Mais seroîs-tù impertinent, monsieur le futtnr.
M.id, L u z E R E.
Durimel , retirez-vous , sortez.
Durimel.
Etre forcé de se taire !
Valcourt.
Mais c'est un des nôtres , je pense; seroîs-t» Français*?
Mad. L u z E R £.
Clary, emmenez- le.
. Durimel, entraîné par Clary.
Mon sang bouillonne.
Valcourt, voulant retenir Clary* Ah! fugitive! vous croyez m'échapper, mais...
Mad. L u Z e R E , V arrêtant avec force.
Monsieur, vous oubliez que vous êtes chez mot. Quels sont ici vos droits ?
( Clary et Durimel sortent. )
%6 LE D É S E R T E U R; SCENEVll.
Mad. LUZERE, VALCOURT.
Maïs , madame , dites-moi , est-ce que nous faisons U petite guerre ensemble ? Vous êtçs forte ai» moins,
Mad. L u Z £ R £ , indignée.
Allez, monsieur, vous devriez rougir; et sî tous les Français vous ressembloient , nous mettrions air rang des plus tristes malheurs de la guerre, la nécessité où nous somme de vous ouvrir nos asiles.