SCENE V
Mad. luzere, CLARY , DURIMEL.
DURIMEL, à part , en entrant.
Ils «ont rentrés ; voicî le moment que j'attendois tvec tant d'impatience. Je puis paroître enfin.
Mad. L U Z E R E, bas à DurimcL Vous, Durimel I Imprudent 1 — Allez... retirezvous,
Que VQuler-vous dire, maman î
Mad; L u Z E R £ , avec contrainte.
Rien, ma fiile.
C L À R y , un peu inquiète.
Mais vous aviex quelque chose à di-e, que vpus avez retenu tout de suite. ( à Durimel, ) Et vous aussi..,.. Vous êtes troublé. — Je ne suis pas tranquille. Pou» quoi n'avtz r vous pas voulu venir avec moi devant ces officiers, vos— compatriotes ? Pourquoi yi)us tenif enft'rmé ? Nous ne sommes qut- des femmes, vous êtes un homme^vous^ vous les auriez contenus.
Du R I M E L , vivement^
Contenus 1... Est-ce qu'ils auroient ? . , . ( i*c modérant. ( J*anrois bien voulu vous obéir , chère CUry, mais ....
Mad. L U Z E R E.
Ma fille , as-tu oublié tout ce que je t'ai dît k ce sujet. Laisse agir Durimel, laisse- le à lai-même: ne te mêle de rien , je t'en prie. Tu sais que je n'agis ^ue pour ton banheur^ tu dois en être assurée.
Voilà qui est fait , — je respecterai en tout vos volontés.
Mad L u Z E R E , les prenant par la main. '
Embrassez- vous , mes chers enfans: ei»brfts*retlïWH>^— que toutes les heures de votre vie vous payent un nouveau tribu de félicité. En formant ces. nœuds, méritez les faveurs du ciel, otFre7-iui deux cœurs vertueux^ unis pour célébrer ses bienfaits. Durimel, avec passion.
AhlClaryl Mad. L u Z E r £ y prenant la main de sa fille eÉ
la donnant k Durimel.
Je vous la donne* B 4 .
â4 LE DÉSERTEUR,
C L A R Y , avec tendresse^ Et moi aussi, . , . avec ce cœ^r.
D U K I M E L, un peu triste. , Puissiez- vous assurer votre bonheur en faisant le mien ! — quelque soit mon destin , vous vivrez dans ce cœur, jusqu'au dernier instant d.- ma vie» C L A R Y , le regardant dculoureusement.
Ah ! Durimel ! de quel ton me parle?- vous de vos derniers momens ? Est-ce en ce jour que vous devez m'ofFrir cette image funeste ?
Durimel la regarde tristement , et ensuite colle ses lèvresjur sa main , da^s un silence touchant.