SCENE Mad. LUZERE
Le ^oilà donc révélé ce terrible secret î Quoi 1 Durimel est arrêté comme déserteur ? Il est au mil-^ ilevL des soldats 1 -^ Il peut-être condamné. ^ Juget \ cruels, meslarmts Jie pourront-elles vous fléchit ? Ahl courons'le sauver ou mourir. ;'
Mad. L U 2 £ R E.
Arrête, ma chère Clary , recueillons nos forces: çomnaande-toi un instant — j'attens le vieux Che*valîer^— ma fille. .. . Au nom de ) amour que j'aî pour toi, élève ton ame, et apprends à supporter les malheurs de la vie.
C L A R Y > ^/2 plâursé Jq touchois au bonheur.
Ma4. L u z E R Ev Cest ainsi qu'il se joue des mortels. -
C li A R Y , continuant de plturer.
. Durmid ! Durimel I — Quelles sont à présent tei'
p£tti>sées ? ^ Je sens que ton cœur m'appelle, ^ com-*'
me tout est désert et Ingubre autour de moi I J^h L
€fm\ désespoir alïteux m*attend*
Mad. li u z £ R £ , appcrctvant Valcourt* Que vois-jel Ah! fuyons.
Mad. LUZERE, CLARY, VALCOURT.
Valcourt. .
Un moment , madame : vous voyez. . , ,
^6 LE P E S E R T E tJ R,
Mad. L u z E R E.
~ Un monstre, et nous maudissons l'heure oii vous 4vez paru dans cette maison.
Qwi! vous avex été asse^ lâche, assez cruel pour /VoÏÏ^^?Fmir£ le délateur d'an infortu^ié que vous auriez dil proteg«£? Et vous osez encore • • . .
^ Va îr 6 o u R T, flvec/^a.
'\ ;^JMai,.iLélite«f*l ^ Ecoutez -moi de grâce; mon fjCoe.at-rre vous est pas connu,vousm'avez mal jugé; ^j*ai peut-être pu y donner lieu par dès légèretés îndis/Çretes; ,maîs dans une pareille afFairè, coûte frîy^ité cesse. ^ J'en jure par l'honneur, non jamais sion coçur ne s'est senti si vivement touché que lors-que je l'ai reconnu. J*en ai pleuré de pitié.
Mad. L U Z £ R E.
; Ce n'est pas vous qui l'avez fait arrêter ? y A L c O u r:t , noblement là première phrase ,
et avec feu tout le reste du couplets -..Cessez une imputation odieuse; je rougirois delà combatte . ^ Que la grâce de tous ces infortunés n'est-elle en mon pouvoir , aucun ne périroît; ^^ Mais, ne désespérez pas, le colonel sous lequel il a fervi est mon père; je vole à ses pieds , je les embrasse, je presse,. je sollicite sa grâce , je l'obtiendrai. ^JPlusde repos, plus de tranquillité pour mon ÇGQ^f que votre amant ne soit libre, et que vous ne soyez unis. C'est en vous le rendant que je me vengerai de; vos souipçans» ^ Vous verrez que la légerefé d'un Français n'est pas incompatible avec la sensibil.içéyet que l'étourvierie n'exclut pa:$ ks yertus^ Adieu, les moméns sont chers, et je cours les employer. ( // sort sans écouter Madame Lu[hre. )
Mad. L u z E R E. ' r-AhJ monsieur ^ pardonnez. • • .
DRAME 3t