‹ Le déserteur,: drame en prose en cinq actesChapitre 21 sur 32 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

St. franc, VALCOURT.

St. Franc.

Laisse-moi , mon ami, laîsse-moî.

Vaicourt.

Que je te laisse ? non je ne te quitte pas. -* Comme dan3 un instant tous tes traits sont changés ! >--*

3e t'ai vu sortir de la salle du conseil, pile et la mort dans les yeux j quelle impression profonde ec terrible ce malheureux a fait sur ton ame ! ^ Tu .sais tout ce que j'ai tenté. ^ Tu voudroîs parler et tu te tais, -^J^e suis -je plus ton ami? ^Ahl la pirié qui te parle en sa faveur est sans doute res—

{)ectable, mais qu'elle n'aille pis te précipiter dans e tombeau avec Tinfortuné que tu ne peux sauver.

St. F r a n c. Valcourt, ton amitié me fut toujours utile et chère; ayés pitié du plus malheureux des hommes. — J'adopte tous les infortunés , mais celuî-cî,,. hélas ! je ne l'ai vu que trop tard: ^ vas trouver ton père j tu sais que ma voix Tendurciroit au lieu de le fié-» chir. I— Tâches d'obtenir un délai. — Notre générât n'est pas éloigné. . . » peut-être • • • Ah ! . . . je seroîs le plus heureux des .... va , et laisse- moi.

Valcourt.

Je te laisse pour servir ta générosité, que je dois imiter. ^ Mais promets-moi de ne la point porter à l'excès. Calme- toi, digne et respectable ami.

St. Franc.

Oui, mon cher Valcourt, je serai plus calme.

( Valcourt embrasse St. Franc et sort. )

Page 1