SCENE PREMIERE
St. franc, VALCOURT.
St. Franc.
Laisse-moi , mon ami, laîsse-moî.
Vaicourt.
Que je te laisse ? non je ne te quitte pas. -* Comme dan3 un instant tous tes traits sont changés ! >--*
3e t'ai vu sortir de la salle du conseil, pile et la mort dans les yeux j quelle impression profonde ec terrible ce malheureux a fait sur ton ame ! ^ Tu .sais tout ce que j'ai tenté. ^ Tu voudroîs parler et tu te tais, -^J^e suis -je plus ton ami? ^Ahl la pirié qui te parle en sa faveur est sans doute res—
{)ectable, mais qu'elle n'aille pis te précipiter dans e tombeau avec Tinfortuné que tu ne peux sauver.
St. F r a n c. Valcourt, ton amitié me fut toujours utile et chère; ayés pitié du plus malheureux des hommes. — J'adopte tous les infortunés , mais celuî-cî,,. hélas ! je ne l'ai vu que trop tard: ^ vas trouver ton père j tu sais que ma voix Tendurciroit au lieu de le fié-» chir. I— Tâches d'obtenir un délai. — Notre générât n'est pas éloigné. . . » peut-être • • • Ah ! . . . je seroîs le plus heureux des .... va , et laisse- moi.
Valcourt.
Je te laisse pour servir ta générosité, que je dois imiter. ^ Mais promets-moi de ne la point porter à l'excès. Calme- toi, digne et respectable ami.
St. Franc.
Oui, mon cher Valcourt, je serai plus calme.
( Valcourt embrasse St. Franc et sort. )