SCENE
St. F ^ a N C, P U R I m E L.
St. Franc.
J'atteiidois leur' départ ; — donne-moî ta main. — . Bon , elle ne tremble point. — Tu sais que je te viens chercher.
Je vous attendois plutôt. — Sont-ils prêts? — Ne manque-t-il plus que mpi ?
St. F r a^n c. -
Le régiment est sur la place -et le détachement est là pour t'y conduire.
"Mon père , épn'^gnez-vous ce spectacle affreux. Mon cœur tremble pour le vôtre.
St. F R A N c.
Ne songe pas à moi. — L'extrême malheur enfante lextrême courage.
Cette fermeté dont se pare votre cœur , est une vertu bien terrible.
St. Franc.
, Et nécessaire à tous deux.
Le trépas ne s ra pour moi qu'un instant. C'est vous qui souffrirez, et long'tems. t— Allons, ^ il faut paroîrre devant ce Dieu , dont la clémence embrasse dans son sein routes les créatures. — Vous m'êtes tout aptes lui , bc^nissez-moi, et que le ciel ratifie le pardon qu'un père va donner en son nom.
( Il mu un genou en terre. ) -St. F R A N C.
Je te bénis, mon fils; que Dieu t'ouvre son sein, comme ces bras te sont ouverts. ( Il le presse contre son cceur. )
D U R I M E L , après s* être relevé, ^ Ce cœur se sent plus assuré ^ plus fort. Allons ,
mon père, partons. ( Il avance vers la porte. )
St. Franc.
Arrêté y mon fils , arrête, ^ Honneur l . ; • Cruel honneur 1 quoi ! je te laisse ^pérîr et je puis te sauver? ^ Voilà le passe- port, les gens de Valcourt attendent encore nos ordres. ...
Ah ! mon père ! Que dites-vous ? ^
St. F R A N c.
Ignores-tu combien ta vie m'est chère ?