SCÈNE 8ÈMe
Jocrisse, Griffard, invalides,
GRIFFAKD
Salut et respect aux lois!
: JocrissE (à part)
A qui qu’il en a c'vieux mal bâti ?
GRIFFARD Jeune homme, suspendez un moment vos occu-
padtne domestiques et répondez catégoriquement
ma question.Connaissez-vous un certain Jocrisse ?
JOCRISSE (à part) Ah! j'crois qu’jai la jaunisse.
GRIFFARND Vous dites ?...
Hein?...
GRIFFARD Quoi ?
Vous demandez paie
GRIFFARD
La loi vous demande par mon organe, jeune homme, si vous connaissez un nommé Jocrisse.
JocrissE (à part) Ah! vieille écrevisse !
GRIFFARD Vous dites ?
JOCRISSE 3 J'dis... Dieu vous bénisse ! |
GRIFFARD + Benèé sit. Ainsi donc, pouvez-vous me donner ic quelques renseignements sur cet individu ?
JOCRISSE à Sur Jocrisse ?... Connais pas... connais pas L
du tout, c’est-à dire, j'le vois quéqu'fois.
GRIFFARD Diable! Diable !
ac +
Et vous, vous êtes ?...
GRIFFARD Mon nom est Griffard.
JOCRISSE Camard ?
GRIFFAUD Griffard !
JOCRISSE Homard ?
GRIFFARD
Jeune homme, je vous ai dit Griffard.
Eh ben, mon cher Mr Biffard, il est trop tard pour prendre le canard, il est sorti de chez la mère Picard, il y a deux heures et trois quarts. Voilà tout, mon cher Mr Cochilard,
GRIFFARD
C’est très contrariant !... mais, jeune homme, habituez-vous à ne pas écorcher mon nom. Voyons ... j'avais pris mes meilleurs hommes pour nous saisir de ce coupable individu... Mais, j'ai son sigaalement et nous allons parcourir le village (il tire un rouleau de papier et cherche dans toutes ses poches). Allons, j'ai oublié mes lunettes... Savez-vous lire, jeune homme ?
JOCRISSE Moi? J'crois ben, j'lis comme père et mère.
GRIFFARD
Très bien. Faites-moi donc le plaisir de me lire le dit signalement.
JocrissE (déroule une longue feuille)
Ah ! quel affreux gâchis ! (Il lit et change tout le signalement.) Signalement du Sieur Cadiche, Mariuche, Jérémie, Jocrisse Lélourdo, fils majeur et mineur de... heu... heu... heu... taille de cinq pieds 16 pouces et... heu... heu... heu... coupable de plusteursheu...heu... heu...cheveux... noirs... (A Griffard) Voyez, les miens c’est comme la crête d’un coq d'Inde... jvous dis Cu... VOUS savez... en cas d'soupçon... (Il lit Yeux... louches de chaque côté... (A Gofrard) Ah?... par exemple... voyez les miens... je vous dis ça... vous savez... hein!.. (Il lit) Nez. en trompette... .(A Griffard) Ah ! ben non... (Il lit) Bouche petite... (A Griffard) Ah ! pour ça... t’nez (il ouvre la bouche),c’est comme l’entrée d’un four à chaux... Vous savez... j'vous dis ça...
GRIFFARD
C’est bien, c’est bien, jeune homme, je vois que vous n'êtes pas celui que nous cherchons... mais tenez... votre figure intéressante. intelligente. innocente me convient; je veux vous donner un bou conseil. Vous êtes jeune et novice, éloignezvous du précipice où trop souvent le pied glisse, n'imitez point Jocrisse et vous ne craiudrez pas la police.
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PENE à RAS
Jocnisse (à part) Va-t'en, vieille tête à vis!
GRIFFARD
Comment ?
JOCRISSE (souriant)
J'dis qu'vous r’semblez à ma nourrice.
GRIFFARD
Bien... Je vais vous demander encore un service... je reviendrai ce soir vers six heures et vous nous aiderez à arrêter ce répudié de la société intelligente des huinains!... Au revoir, jeune et intéressant jeune homme!... (A ses hommes) Allons, vous autres, marchez droit.
(Ils sortent)