‹ Le dessin d'après nature et sans maîtreChapitre 39 sur 47 · RUE · texte numérisé non relu

RUE

Les doigts des pieds sont naturellement recourbés en bas, et touchent presque le sol; le pouce, au contraire, est recourbé en haut.

Le diamètre du pouce vu de profil et à l'endroit le plus gros, c'est-à-dire à la première articulation, est égal à la moitié d'une partie. Ici, fig. 1, cd égale la moitié de Gz.

Les deux phalanges du pouce sont d’égale longueur. L’ongle occupe la moitié de la dernière phalange. Le creux qui se trouve sous la dernière articulation du pouce est juste à la moitié de la longueur représentée par CD, fig. 1. Ici, fig. 6, AC occupe la moitié de AB, et AB serait le tiers de la longueur du pied. Les phalanges des doigts diminuent d'un quart comme les phalanges des doigts de la main. L'ongle occupe la moitié de la dernière phalange. Voyez la figure 7.

La hauteur du pied, prisé du-sol à l'endroit le plus haut, c'est-à-dire au coude-pied, est égale au tiers de la longueur du pied. Ici ab égale CD.

Le sinus ou échancrure qui joint le coude-pied avec la jambe, a de haut deux cinquièmes d’une partie. Ici af égale les deux cinquièmes de GA.

La malléole externe, ou cheville qui est en dehors, est élevée d’une partie au-dessus du sol. Ici la distance /p est égale à HK. La malléole interne, ou la cheville qui est en dedans, est plus basse que la première d'un cinquième. Ici, fig. 5, ab égale les quatre cinquièmes de AG. La malléole interne est plus large que la malléole externe; la première est formée par la tête de l'os #bca, et la seconde par la tête de l'os peroné, qui est plus mince que le tibia.

Lorsque le pied est vu de profil, on aperçoit derrière, au-dessus du talon, un creux et un renflement donné par le plus fort tendon de la jambe, appelé tendon d'Achille. Ce tendon descend plus bas que la cheville d’une demi-partie. Ici le creux formé par le tendon d'Achille, et marqué S, se trouve à la moitié de FR, et FR égale une partie.

La largeur du bas de la jambe vue de profil, prise au-dessus de la malléole, est égale à une partie un tiers ou au tiers de la longueur du pied.

Lorsque le pied est vu en dedans, sa hauteur est égale au tiers de la longueur du pied. On observera que le pied paraît plus épais de ce côté, car, lorsqu'il est vu en dedans, nous:prenons son épaisseur ou hauteur égale au tiers de sa longueur, mais prise à partir du sol, tandis que pour le pied qui est vu en dehors, cette mesure est prise de la plante du pied même, ce qui fait une différence en moins debàe, dans la figure 1°. $

Quant à la largeur du dessus du pied, cela dépend de la hauteur où l’on se trouve : plus on est élevé, plus on voit les doigts. Pour trouver cette largeur, on peut la comparer sur le porte-crayon, avec la hauteur du pied.

Les pieds représentés aux figures 1 et 5 doivent se masser comme celui qui estreprésenté à la fig. 8, en mettant bienles proportions des longueurs et largeurs; ensuite on dessine les formes et les détails. Le pied, fig. 2, doit se masser comme celui qui est représenté par la fig. 4.

La fig. 9 représente la masse du pied d’une personne à genoux. Les figures 3 et 10, sont pour démontrer la construction des pieds représentés par les fig. 2 et 9, et où doivent se faire les flexions,, afin d'éviter de dessiner des pieds qui sembleraient cassés.

Pieds en diverses positions.

Le pied a toujours les mêmes proportions, mais elles changent à l'œil selon la position du pied par rapport à l'observateur.

Lorsque le pied est vu de face, sa longueur est vue en raccourci et par conséquent en perspective. Il y à une manière toute simple de mettre en perspective les trois divisions du pied, en construisant une échelle. On détermine la longueur que l’on setpropose de donner au, pied par deux points; par ces points, on tire des lignes horizontales : sur la ligne qui est représentée ici, planche 28, fig. 1, par ACB, on prend à volonté une grandeur AG, Après avoir calculé à peu-près à quelle hauteur se trouve l'œil de l'observateur, on prend un point de concours à

CN cette hauteur, soit à droite, soit à gauche, et des points représentés ici par les points À et C, on tire des lignes à ce point de.concours, jusqu’à la rencontre de la ligne DE. On a donc le carré représenté ici par ACDE. On divise la ligne AC, en trois parties égales par les points F,G, et, de ces points, on tire des lignes au point de concours. Ensuite, on tire la diagonale CD, qui donne les points de rencontre &, b. De ces points de rencontre, on tire des lignes horizontales et l'on a les trois divisions représentées ici par Ca, ab , bD, qui sont les mêmes que les divisions CD, DE, EF, de la fig. 1, planche 27, avec cette différence que ces dernières étant vues géométralement sont égales entre elles, au lieu que les premières étant vues en perspective paraissent beaucoup plus rétrécies, et inégales ; car la première division étant plus près de l'observateur paraît plus grande que la seconde, et par la même raison, la seconde paraît plus grande que la troisième. Or, si l'on veut comparer ce pied vu de face avec celui qui est yu de profil, on verra que C&, planche 28, fig. 1, estla même chose que CD, planche 27, fig. 1, que ab est la même division que DE et bD la même chose que EF.

Les trois divisions de la longueur du pied étant ainsi trouvées, voici les autres proportions du pied vu de face. La plus grande largeur du pied est égale à une partie et demie. Ici, fig. 1, planche

28, NO représentant la largeur PR su pied , égale HM, ou une partieet demie. La largeur du pouce

occupe le tiers de NO, .et les quatre doigts ainsi que Ta ile qui existe entre le pouce et le premier doigt occupent les deux autres tiers. Il ya toujours entre le pouce et le premier doigt une distance, les autres doigts se touchent.

La largeur du bas de la jambe vue de face à l'endroit le plus fin, est égale à une partie. Ici, TU égale /g, ou une partie prise d’aplomb sous la jambe, car si lon prenait sur l'échelle HL, qui est beaucoup plus près, cela serait faux. De V à Y il y a un peu plus d’une partie.

Quant à la longueur apparente du pied et à sa hauteur, à l'articulation du coude-pied , toutes deux dépendent de la hauteur où se trouve l'observateur, et se trouvent facilement, en rapport avec l’œil,de l'observateur, par le moyen de l'échelle AC.

On a vu, planche 27, fig. 1,.que ba, hauteur du pied, avait, à partir du sol, le tiers de la longueur du pied ou une partie et un tiers. Or, le point Z, fig. 1 , planche 28, est le même que le point a, figure 1, planche 27. Lé point D, planche 28, est le même que le point à, planche 27. On prolonge la ligne &d, planche 28. D'un point J, pris à volonté sur la ligne de, prolongement de £d, on se donne une hauteur JZ, égale à ed, c'est-à-dire une partie et un tiers, ou le tiers de la longueur du pied. Les proportions étant ainsi trouvées, on dessine la masse du pied , puis les formes. Tei, on voit combien la malléole ou cheville interne est plus basse que la malléole externe.

Les dernières phalanges qui, dans la nature, sont un peu plus grandes, où au moins aussi grandes que.les premières, parce qu'elles sont plus près de l'observateur.

plus petites, paraissent, dans cette position,

Les contours des ongles étant vus de face paraissent décrire des fragmens de cercle. Il en est de mêmes des jointures des phalanges, qui semblent s’envelopper les unes les autres, comme on peut le voir dans la figure 2, où nous avons dessiné les os, afin que l’on puisse mieux voir la construction du pied et des doigts.

Nous avons dessiné en plus grand, fig. 3, un fragment du pied vu de face, afin que l’on puisse mieux étudier la construction des doigts.

La fig. 4 représente un pied vu par derrière. Pour trouver lé raccourci de te:pied, on emploie la même échelle que pour la figure 1. Cette échelle donne les trois divisions du pied vu en raccourcei ou en perspective.

La fig. 5 fait voir la construction du pied représenté à la fig: 4. Les proportions, quant aux longueurs, sont comme celles du pied vu de face.

La fig. 6 représente un pied vu de face qui pose seulement sur les doigts, ou, comme on dit communément, sur la pointe du pied. Dans cette position, la longueur du pied de A en B paraît beaucoup plus grande; car il n’y a, pour ainsi dire, que les doigts qui soient vus en raccourci ; le pied étant presque vertical, le raccourci qu'il subit est presque insensible.

où

Le-pied paraît, dans cette position, plus large à l'attache des doigts que lorsqu'il est posé à plat: en voici la cause. Lorsqu'on marche sur la pointe des pieds, tout le poids se trouve sur les doigts, qui en s'aplatissant s’élargissent. Dans cette position, la partie représentée par CD, fig. 6, paraît avoir une partie trois quarts de large, au lieu d'une partie et demie.

La fig. 7 représente le même piéd vu par derrières La plus grande largeur est, comme dans la fig. 6, d’une partie et trois quarts. Ici, fig. 7, EF égale une partie et trois quarts. Quant au bas de la jambe, il a, dans ces deux positions, une partie de large, comme dans les figures 1 et 2.

La fig. 8 représente le pied d’une personne pirouettant*ou tournant sur le talon. Lorsqu'un pied tourne sur le talon, il décrit un cercle dont le rayon est le pied lui-même. Ce pied à mesure qu'il tourne, se présente à l'observateur, de face, de trois quarts, de profil, puis par derrière. Comme nous divisons le pied en trois parties, nous pouvons supposer que ces trois parties décrivent trois cercles, savoir: le bout des doigts, un grand cercle; l'attache des doigts avec lepied ou seconde division, un cercle plus petit que le premier, et le commencement du talon ou troisième division, un troisième cercle encore plus petit. Mais les cercles dont nous venons de parler étant décrits sur un plan horizontal, prennent la figure d'ellipses.

La fig. 9 représente les trois cercles. Le pied se présentant de profil est sur la ligne ac ou sur la ligne ab. Ces lignes forment le grand diamètre des trois ellipses. ag, g/, le, sont les trois divisions du pied, ainsi que af, fe, eb. Si le pied était sur la ligne @h, il serait vu de trois quarts, et les trois divisions de Sa longueur seraient an , np , ph. S'il était sur la ligne am, il serait vu de face et les trois divisions seraient ar, rs, sm, etc. Sur la ligne ak, il serait vu par derrière.

Supposant que l’on conçoit suffisamment cette démonstration, il nous reste maintenant à donner la manière de mettre en perspective ces trois cercles et les trois divisions du pied. Soit que l'on dessine d’après nature ou que l’on compose, on se donne à volonté une profondeur représentée ici, fig. 8, par HL. Cette profondeur doit contenir la longueur du pied vu de face. Par les points Het L, on tire deux lignes horizontales que l'on prolonge à l'infini. Sur la première ligne, on se donne, toujours à volonté où d’après la longueur du pied que l'on dessine, une largeur représentée par HM, qui doit égaler et représenter le tiers de la longueur du pied. On se donne, par une ligné, la hauteur où l'on suppose l'œil de l'observateur. Sur cette ligne, on prend un point, qui sera le point de concours de l'échelle. On divise HM en trois parties. Des points de division, représentés ici par H, 4,6, M, on tire des lignes au point de concours; on prolonge ces lignes indéfiniment, et l’on a le arré HMNL, dans lequel on tire la diagonale HN. Par les points de rencontre c et. d, on tire des lignes horizontales; ensuite dans le carré /eml:, on tire la diagonale /», que l'on prolonge jusqu’au point de rencontre 7. Des points de rencontre 4 et », on tire des lignes horizontales ; puis, dans le carré Lm/Xf, on tire la diagonale Lk, que l’on prolonge jusqu'au point de rencontre p. Ensuite, des points de rencontre Æ et o, on tire des lignes horizontales. On a donc dans l'échelle trois divisions Mais il faut trois divisions pour

de Men N, et trois autres de N en p, ce qui donne six divisions le pied vu de face, représenté ici par AB, et trois autres pour le pied vu par derrière, dont ia longueur serait contenue dans l'espace BK. On prolonge la ligne horizontale, représentée ici par LN, qui est la ligne du milieu de l'échelle; cette ligne sera le grand diamètre des trois ellipses. Elle est représentée ici par la ligne FBG. D'un point G, pris à volonté, on se donne sur cette ligne, de G en B, trois fois le diamètre LN , ce qui fait la longueur du pied vu de profil. Sur la même ligne, on prend BF égal à BG, pour l’autre pied vu de profil. FG sera donc le grand diamètre des trois ellipses. On prolonge les lignes représentées par HM et pr, et l’on a le petit diamètre des trois ellipses, représenté par AK : on dessine alors l’ellipse AGKF. La première division de chacun des pieds vu de profil, donne les points O et P, grand diamètre de la seconde ellipse. On prolonge les lignes horizontales se et 20, ce qui donne les points T et U, petit diamètre de la seconde ellipse, et par les points TPUO, on dessine cette seconde ellipse. Ensuite, on prolonge les lignes del et Akf: on a les points XetZ, petit diamètre de la troisième ellipse; et par les points XSZR, on fait passer la troisième ellipse. Les trois ellipses étant ainsi trouvées, on dessine le pied BA, qui se trouve être vu de face,

= Gy et dont les trois divisions sont AT, TX, XB; le pied BE, vu de trois quarts, dont les trois divisions sont encore données par les cercles ; le pied BF, vu de profil, dont les trois divisions sont FO, OR et RB. Il en est de même des autres pieds. On remarQuera que nous avons toujours*supposé le talon sur le point B, centre des trois cercles.

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