‹ Le dessin d'histoire naturelleChapitre 31 sur 36 · partie disparu, c’est très visible dans les feuilles · texte numérisé non relu

partie disparu, c’est très visible dans les feuilles

supérieures.

Le décalque se fait à la sanguine ou au bleu, la

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mine de plomb marque plus difficilement sur €

papiers; la photographie reproduisant la sanguine, il faut avoir soin de l’enlever avant d’ombrer, après le tracé à l'encre ou au crayon lithographique, en frottant le dessin légèrement avec de la mie de pain

ou de la gomme. Si l’on se sert du crayon Wolff on doit décalquer en bleu (la photographie ne le reproduit pas) parce que la mie de pain l’effacerait en même temps que lasanguine et pourrait en entrainer dans les creux du papier, ce qui donnerait un mauvais cliché; le crayon lithographique, dans la composition duquel entrent des corps gras, adhère au papier et résiste à l’effaçage.

Il est préférable de faire à la plume les traits ou au moins les principaux, les contours sont plus nets; on ombre ensuite au crayon. Les traits se font facilement sur le papier grainé blanc, mais ils sont plus difficiles à faire réguliers sur le papier ligné. Lorsque le trait coupe les lignes à angle droit il se compose d’unesuite de petits zigzags, peu visibles si le dessinaétéréduit etil estassez régulier; s'il lescoupe sous un angle peu ouvert, il est difficile deles traverser à l’endroit convenable, car la plume ou le crayon tendent à les suivre. On peut, si l’on a des blancs brusques à faire, comme cela arrive dans les paysages, faire une teinte au crayon partout et ensuite enlever au grattoir ce qui doit être en blanc; c’est un procédé très prompt, le grattoir enlevant facilement l’enduit du papier. On ne doit pas employer l’estompe pour ombrer, le crayon pénétrerait dans les interstices et cela produirait le même effet que si c'était du papier uni.

Les dessins sur papier-procédé gris se font de la même manière que sur le blanc, les blancs s’obtientiennent avec le grattoir ; on peut n’enlever qu’une partie du grisé et atténuer seulement la teinte ; le blanc des figures 1 et 5 de la planche V a été obtenu

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de cette manière; on pourrait aussi employer la gouache. Un coup de grattoir pour former une étroite ligne blanche autour des figures les fait mieux ressortir, C’est ce que j'ai fait à toutes les figures de la planche V. Ces papiers gris conviennent surtout pour le paysage, le dessinateur peut en tirer un excellent parti, il y a des papiers à teintes dégradées pour les dessins du ciel ; avec un grattoir à dents de scie on peul faire des hachures en blanc, etc.

Les corrections sont assez faciles si le dessin est fait au crayon Wolff, on peut l’effacer avec la mie de pain ou la gomme sans modifier le papier. Avec le crayon lithographique et avec l’encre on est obligé d'employer la gomme grattoir ou le grattoir qui enlève plus où moins le relief et l’on obtient plus qu’un mauvais résultat. On pourrait refaire les ombres à l'encre en pointillé, et avec des traits fins si le papier est gris.

Le prix de la gravure d’un dessin sur papier procédé est le même que celui de la gravure sur bristol ou seulement très peu plus élevé.

Obs. — Les figures 1 et 2 sur papier grainé blanc sont ombrées au crayon Wolff et les fig. 3, 4 et 5 au crayon Bthographique. — Les fig. 1 et 2 sur papier ligné gris sont ombrées au crayon lithographique et les fig. 3, 4, 5 au crayon Wolff.

SIMILIGRAVURE (Planche V)

Dans le gillotage on ne peut pas employer le lavis parce qu'il ne donnerait qu'un à plat au tirage et pas de demi-teintes ; si l’on fait du lavis sur papierprocédé, l'encre pénètre dans les interstices et pro-

duit le même effet que sur papier uni; il faut de petites solutions de continuité. Pour les obtenir, on a interposé entre le cliché photographique et la plaque de zinc une trame ou réseau qui forme sur toute la surface du zinc un pointillé gris.

Le dessin doit être fait sur papier à grain fin, le graveur Dubray à trouvé que le Wathman que j'avais employé constituait une difficulté de reproduction photographique à cause de son grain, qui cependant est assez fin mais plus gros que celui du bristol dont je donne un spécimen planche I. Le papier lisse et glacé convient bien pour la photogravure, mais les lavis y sont plus difficiles, servez-vous du bristol à grain fin. Pour le lavis, vous pouvez délayer dans un godet de l'encre de Chine en bâton ou tout simplement ajouter de l’eau à l'encre de Chine liquide, c’est ce que J'ai fait. — Les corrections se font comme pour le gillotage sur bristol.

La gravure en simili peut présenter deux aspects très différents. Dans le premier procédé, le plus employé parce qu’il est le moins cher, les figures d’une planche sont réunies par un fond grisé qui couvre la planche entière, les figures de même que les intervalles qui les séparent, comme on le voit aux figures 2, 3 et 4. Dans le second procédé, le graveur dégage les figures de ce grisé, elles apparaissent alors plus nettes, tel est le cas de la figure 1.

Le grisé couvrant tout le dessin, les teintes faibles tendent à se confondre avec lui et les blancs que le dessinateur indiquerait dans l’intérieur des figures seraient un grisé, comme cela a eu lieu pour la fig. 1; c’est là un inconvénient. On peut retoucher à l’outil

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(après la plaque de zinc faite), n’écrit M. Dubray, pour obteñir les blancs que l’on désire; il n’y a pas moyen de bien les indiquer au dessin, les explications de ce genre sont à faire en marge du dessin.

Le prix du cliché, avec grisé autour des dessins, est de 12 centimes le cent. carré avec un minimum de 14fr. (Dubray); le cliché contenant les figures 2, 3 et 4 m'a coûté 14fr. Si le grisé est enlevé autour des dessins, le prix est de 16 centimes le cent. carré (Dubray) pour un dessin d’une certaine grandeur; le cliché de la figure 1 m’a coûté 8 fr. Le prix est de 15 à 20 centimes le cent. carré avec un minimum de 15 à 20 fr. (Gillot). Pour les petites figures, la similigravure est plus chère que la gravure sur bois.

La similigravure est employée principalement pour la reproduction de photographies de monuments. etc., pour des catalogues el des journaux illustrés tirés à un assez grand nombre d'exemplaires, mais elle l’est beaucoup moins que la gravure sur bois.

PHOTOGRAVURE EN CREUX

La photogravure en creux, appelée souvent kéliogravure, est d’un prix beaucoup plus élevé que le gillotage. Les dessins doivent être faits plus grands comme pour les autres procédés, les traits à l’encre de Chine et les ombres au pinceau également à l'encre de Chine ou au crayon. La maison Dujardin fait de beaux travaux en héliogravure ; le prix d’une planche du format de cette brochure serait de 75 fr. pour le cliché et 25 fr. pour le tirage à 1000 exemplaires.

La photogravure en relief peut être tirée à part ou

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intercalée dans le texte, ce qui est souvent un avanlage précieux; il n’en est pas de même de l’héliogravure en creux qui doit former des planches à part.

Elle est employée pour l'illustration de certains ouvrages de prix, par exemple pour la reproduction des monuments d’après photographies.

PHOTOLITHOGRAPHIE

La photolithographie est très employée pour la reproduction de dessins de grande dimension: cartes géographiques et topographiques, plans, etc. Le dessin est photographié puis reporté sur une pierre lithographique ou sur du zinc recouvert d’une substance sensible à la lumière; c’est le zinc que l’on emploie ordinairement {photozincographie). Ge procédé a un avantage sur la lithographie, c’est de permettre de faire les dessins plus grands, la photographie les réduit à la grandeur voulue et les traits deviennent plus fins ; il coûte moins cher si l’auteur ne fait pas lui-même la lithographie. Le tirage se fait comme pour la lithographie et la zincographie dont j'ai parlé. Cest par la zincographie (p. 52) que l’on imprime les cartes de l'état-major vendues au public à

très bas prix.

AUTOGRAVURE

Cest la gravure sans photographie obtenue par le décalque d’un dessin sur pierre lithographique (V. autographie, p. 952) et un report sur zinc de l'épreuve lithographique, ou plus simplement le

dévalque direct du dessin sur zinc, gravé ensuite à l'acide nitrique. — Ce procédé est, je crois, peu usité, il doit coûter presque aussi cher que le gillotage et donner un résultat moins bon; je n’en ai pas pas fait faire.

PHOTOCOLLOGRAPHIE (Planche VI)

La photocollographie est appelée aussi phototypie, héliotypie, autotypie, etc., je préfère le premier nom parce qu'il indique que c’est une impression sur colle,

La photocollographie se rapproche beaucoup plus de la lithographie que de la photogravure. Le cliché n’est pas gravé, c’est une couche continue de gélatine bichromatée ; sous l'influence de la lumière elle acquiert la propriété de repousser l’eau, tandis que les parties non insolées laretiennent. Il en résulteque sion soumet un cliché mouillé à l'impression, les parties insolées, c’est-à-dire le dessin, retiendront l’encre et les parties mouillées correspondant aux blancs la repousseront.

Les dessins doivent être faits plus grands, les traits à la plume etles ombres au pinceau ou au crayon. Je me suis servi d’un papier lisse et très blanc que m’a donné Bellotti, il convient très bien, dit-il, pour la photographie, mais si l’on avait des grattages à faire je le trouverais bien inférieur au bristol.

Les planches en photocollographie ressemblent assez à des photographies, elles produisent un bel effet. Les figures sont entourées d’un grisé, ordinairement léger; les teintes faibles et les demi-teintes se

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