‹ Le dessin des animaux en Grèce d'après les vases peintsChapitre 14 sur 40 · FABRIQUES ITAI.O-IONIENNES DES VII'-VF SIÈCLES AVANT J.-C · texte numérisé non relu

FABRIQUES ITAI.O-IONIENNES DES VII'-VF SIÈCLES AVANT J.-C

Dans les formules utilisées par les céramistes étrusques du vie siècle on constate presque toujours une déformation extraordinaire des êtres représentés (fig. 160) et un goût fortement marqué pour le curviligne (fig. 161).

La déformation des animaux est due d'une part à l'inexpérience

FlG. 165. — PoLSSON. — Détail d'un vase en buccliero noir de style étrusco-ionicn. — Lniivre. Salle C,

des dessinateurs, d'autre part à l'observance du canon variable d'adaptation auquel se conformaient les céramistes corinthiens (fig. 168).

L'exagération des courbes est dérivée d'une esthétique analogue

Fig. 166. — Chèvre ou femelle de bouquetin paissant. — Détail d'une amphore étrusco-ioniemie (vni'-vi' s. av. J.-C). — Louvre. Salle D, n" 153.

à celle des potiers chypriotes du premier âge du fer. Elle existe surtout dans le dessin des oiseaux.

Vus de loin, les volatiles étrusco-ioniens ressemblent à de capricieux méandres. Ils rappellent certains motifs de la céramique mycé-

Fxo. 167. — Cerf étrusco-ioniex. — Dûtail d'un vase do bucchero noir à décor incisé, vu'' et vi^ s. av. J.-C.

Louvre. Salle C, n" 557.

nienne (fig. i6i et 162). Ils ont plus d'un point de contact avec les oiseaux des amphores rhodiennes (fig. 163).

Cette façon naïve de concevoir les formes d'un animal se traduit

Fig. 168. — Fauve a tète de f.ace. — Détail d'une amphore étrusco-ionienne à décor incisé. — Louvre,

Salle C, n» 566.

par un jeu de courbes et de contre-courbes qui amène quelquefois un rythme décoratif assez heureux.

Les peintres étrusco-ioniens couvrent le corps de leurs animaux de points (fig. 162 et 166), de lignes et d' imbrications, comme le faisaient les céramistes de la Grèce asiatique.

FABRIQUES ITALO-IONIEXNES DES Vll'-Vle SIÈCLES AVANT J.-C. 149

Ils représentent les marbrures de la peau des serpents (fig. 164), les écaiUes et les nageoires des poissons (fig. 165) .

Dessinent-ils un bouquetin paissant, ils l'ornent de bandes parallèles

Fifî. 169. — Centaure a jambes humaines par devant. — Détail d'uu vase étrusco-ionicn à décor inc'sé.

Louvre. Salle C, n" 562.

garnies de points (fig. i66) ; un cerf, ils tracent sur son cou des lignes nombreuses (fig. 167) ; un fauve, ils gravent des chevrons sur son corps

Fig. 170. — Che\'ai. et oiseavx. — Détail d'un vase étrusoo-ionien du Louvre. Salle D, n" i.tR.

(fig. 168) ; un centaure, ris garnissent son dos d'une quantité de petites crosses disposées les unes à côté des autres (fig. 169) . Ces ornements, ces

150 ■ LES ANIMAUX EN GRÈCE D'APRÈS LES VASES PEINTS, motifs de remplissage sont souvent aussi étranges que ceux des vases

FiG. 171. — TÊTE DE TAUREAU DE PROFIL A CORNES TOURNÉES DE FACE. — Détail cl'uu vaSe étrUSCO-

ionien ù décor peint. — Louvre. Salle D, n" 140.

chypriotes appartenant à la série du mycénien prolongé (fig. 170).

Fio. 172. — Carnassier androphage. — Détail d'une œnocUoé étrusco-ionienne à décor incisé. — Louvre.

Salle C, n" 5G3.

Les formules employées par les potiers étrusques du vi^ siècle

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