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VII. — L’ÉTUDE DU NU

Quelque nécessaire que soit V étude de V antique, elle n'est qu'une préparation à celle qui est le véritable but de l'art , l'étude directe de la Nature. Et de tous les objets que celle-ci peut offrir à notre observation , le nu humain est le plus noble, le plus harmonieux, le plus fécond en enseignement. Croyons-en des connaisseurs tels que Benvenuto Cellini , Ch. -N. Cochin ou Théophile Gautier.

Le dessin d'atelier (T après le nu s'appelle familièrement une académie. Le comte de Caylus nous expliquera fort justement en quoi l'académie diffère d'une étude de nu destinée à un sujet déterminé . Et tout de suite L. David, — qui l’eût cru ? — nous mettra en garde contre le danger qu'il y a pour l'élève à faire « des attitudes académiques et des mouvements de convention ».

Luigi Scaramuccia.

Tout d’abord préoccupe-toi de te mettre à dessiner d’après le nu dans une académie publique. Et ne te fatigue pas de recommencer plusieurs fois un même membre, comme serait une épaule, un bras, une jambe, etc., et cela d’autant plus qu’il

s'agira d'une chose plus difficile, car les beautés ardues doivent être surmontées et non pas négligées.

Le finezze de penelli italiani , Pavie, 16*74. (Traduction H. Guerlin.)

Ch. N. Cochin (1715-1790).

La figure humaine enseigne tout; elle est la source des belles formes et de toutes les grâces, dont les productions des arts sont susceptibles...

Discours prononcé rà l'Académie des sciences.

Th. Gautier (I8ii-i872).

Si l'on abandonne l'étude du nu comme cela est à craindre avec cette tendance de plus en plus marquée vers les sujets modernes, les arts plastiques tomberont dans une inévitable décadence car diviniser le corps humain, sanctifier la beauté a toujours été le but de la sculpture et de la peinture.

Salon de 1836. (Fasquclle, éditeur.)

Comte de Gaylus (1692-1765).

La figure que nous appelons académie n'a été posée que pour l'excellence du dessin en général, le professeur n'a eu avec raison d'autre objet en la posant que celui de présenter un beau choix, un heureux contraste dans les parties, d’y répandre une belle lumière avec un beau jeu de muscles, tandis que la figure que nous connaissons sous le nom d’ étude, posée pour un sujet déterminé, est remplie d'une intention et d'une action qui parlent à l'esprit. Vous savez combien 'dans les dessins des grands maîtres l'on distingue aisément les figures de ces deux genres différents. Dans leurs académies on voit la lecture simple de la nature et l’exercice de l’art sans autre objet que lui-même, mais dans leurs études on est frappé du feu, de la

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